Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA
anno
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1934
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580
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Ersilio Michel
tudine dell'animo suo. Così, ad esempio, gli scriveva poco più-tardi, nel 1824, quando aveva potuto riprendere il suo posto alla Corte di Torino:
Carlo Alberto al marchese de la Maisonfort
Tnrin, 13 7mbre 1824
Je m'enipresse, nion cher marquis, avant de me separer de M.r de S.t Paul, de lui renici!re ma reponse à votre très oimable lettre, qui m*a fait le plus grand plaisir, vous portant coinme vous savez la plus vraie et vive ami tic; je me rap-pelle continuellement tout ce que vous avez fait ponr moi, les uumcnses obli-gations que je vous ai, et je vous assure que ma reconnaissance ne peut étre egalée que par l'attachement que je ne cesserai jamais de vous porter. Je regrette infì-niment que les circostances ne vous ayent point permis de nous renoontrer; c'eut été pour moi une bien grande fète; mais je conserve loujours l'espérance qu'avec le temps vous me dedommagerez des regrets que j'éprouve acluelleracnt. Vous m'avez toujours donne tant de preuves d'intérèt. que je veux vous confier que ma position actuelle est tout a fait borine. Mon onde, auquel je ne domande rien, et duquel je ne veux rien autre, si ce n'est qu'il me busse faire ma vie retirée et tranquille, est parfait pour moi, et me fait méme beaucoup de prévénances; quant à l'opinion pub li que, il parait qu'elle a furieusement ebangé, aussi je suis, et dois étre, aussi beureux qu'on peut Tetre en ce monde.
Conservez moi, je vous prie, mon très eber Marquis, vos precieux sentiments et croyez moi pour toujours votre affèctionné ami
ALBERT DE SAVOIE
In altra lettera, senza data, ma di poco successiva, forse del giugno 1825, Carlo Alberto ripeteva al marchese de la Maisonfort i suoi sentimenti di amicizia e di gratitudine e gli comunicava, soddisfatto, notizie più dettagliate di sé e dell'accoglienza cordiale che aveva ricevuto, poco prima, a Genova, da parte dell'Imperatore e del suo primo ministro:
Carlo Alberto al marchese de la Maisonfort
De retour dans mon manoir, je réponds avec bien de l'empressement, mon très cher Marquis, à votre très gracieuse et on ne peut pas plus aimable lettre, qui me fot remise à Gcncs par M.r Chateau; cu le voyant, j'ai bien regretlé quo ce fui senlement lui qui vient chea nous; car, corame vous savez, il y a long temps que je soupire api e; l'arrivée d'un des mes meUleurs amis; mais je suis loin de perdre l'espérance.
En attendant je vuis vous cnvoyer dons peu de jours la queue de billard que je vous ai promise, j*en ai fait faire une exprès, dosirant qu'eu vos mains elle pnisse faire bonneur à Baconnis, que je me fais une fète de pouvoir vous presenter un jour. Quant à la seconde ebose doni vous" me parlez, vous pouvez étre convaincu qu'elle aura lieu sous peu; on voulait senlement laisscr passer cea temps de reception, où on n'a rien voulu faire en ce genre.