Rassegna storica del Risorgimento

1859 ; VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA ; SOLAROLI PAOLO
anno <1934>   pagina <685>
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Del Generale Paolo Solaroli, ecc.,* 685
4" - Si le Congrès se réunit le Gouv. Anglais voudrait-il defendre le Principe de l'Indépendance Italienne et de l'exclu-sion de la domìnation Autrichienne en Italie et voudrait-il faire valoir autant que possible le Suffrage Universel si celui nous sera favorable.
J'ai toute raison à croire que le Gouv. Anglais s'oppose a l'idée de la Confedera ti on Italienne si l'Autriche doit y prendre pari comme Etat Italien en droit de ses possesion dans la Venetie par plus forte raison elle oppose toute domination etran-gère. Quant à faire valoir le Suffrage Universel, oui! si certe manière de voter (qu'elle n'approuve pas du reste) doit pré-valoir a la Iongue.
5 - Le Gouv. Anglais croit-il que le Piémont sera soutenu au Congrès par d'autres Puissances appelées a [y] prendre part?
Le Gouvernement Anglais ne peut compter, et ne compte dans ce monde, sur aucune Puissance voit qne les tendances Européennes lui sont plutot hostiles ne se natte pas de trouver ses opinions appuyées par quelle Puissance que ce soit mais pense que si l'Angleterre puisse faire une transaction avec la France sur les Bases à discuter en Congrès que les deux Puis­sances réunies peuvent donner la loi aux autres.
C'est pour cette raison principalment que l'Angleterre cher-che à constituer la Toscane avant d'entrer en Congrès pour pouvoir mieux appuyer les interèts de V. M. et de l'Italie au sein du Congrès.
Quant à la cession de la Savoie à la France en échange pour la Venetie en achat de V Antri che l'Angleterre n'à aucune objec-tion mais comme Elle a déjà fait sonder d'avance à Vienne Elle gait que l'Autriche refuse, méme dédaigne, de vendre son Ter-ritoire. Or donc V. M. pour la méme raison ne saura jamais ceder la Savoie à la France pour une somme d'argent sans se faire un grand tort aux yeux de l'Europe.
Pour tout sommer il est de mon devoir de dire à V. M. que le Gouv. Anglais n'a pas la moindre connance dans les conseils timides et irresolus de votre Ministère et selon moi ne vous donnera jamais un appui vigoreux que lorsque vous appellerez à vos conseils M. de Cavour qui, avec M. Rattazzi, saurait avec leur cooperation vous tirer des milles embarras qui commencent à entourer la situation politique de l'Italie.