Rassegna storica del Risorgimento

1859 ; VITTORIO EMANUELE II RE D'ITALIA ; SOLAROLI PAOLO
anno <1934>   pagina <689>
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Del Generale Paolo Solar oli, ecc.,
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n'est pas employée, quelle est la Puissance qui viendrait attaquer par les armes un Etat de choses qui aura le consentement de l'Angleterre et de la France.
Cela ne sera certes point l'Autriehe .qui se trouve dans un état de désorganisation financière et militaire.
Tel étant le cas, il croit que le jeu de Votre Majésté est reduit à bien peu de chose, et ne consisterait que dans une obsti-nation résolue de sauvegarder la Paix, et la tranquillité, et Fordre dans l'Italie Centrale et Meridionale, d'empècher des troubles et dans les Etats du Pape, et dans ceux du Roi des Deux Siciles, pour ne pas fournir aucun pretèxte ni à la France ni à l'Autriche ni à l'Europe de demander une intervention ou armée ou politique.
Votre Majésté peut étre bien persuadée que le Pays aimerait bien voir Votre Majésté maitre de l'Italie, et croit que si les Conseils de Votre Majésté soient à cette heure dirigés avec pru-dence et hardiesse Votre Majésté resterà maitre de la situation Italiemie.
C'est pour cette raison que le Cabinet Anglais ne fait pas grand cas de la lettre que l'Empereur des Frangais yient d'adresser à Votre Majésté.
Il ne voit pas la possibilité de faire la Conféderation avec l'Àutriclie et le Pape, il ne pense pas que les Princes puissent ètre réstaurés si l'Italie Centrale reste ferme dans son propos d'avoir Votre Majésté pour Souverain: et ainsi ce Cabinet con-seillerait à Votre Majésté, j'en suis persuade, de rester ferme dans les Droits qui lui sont presqu'acquis par le vote de ces Popolati ons.
Mais je ne dois pas cacher à Votre Majésté que ce Cabinet ne dira rien, et ne fera rien, en tant que Votre Majésté n'ait pas à la tète de Vos affaires un homme dans lequel il a confìance et ayant vu dans la conduite de votre Cabinet actuel, en courant à chaque instant demander la permission de la France, des symptòmes de faibleese, et de manque de courage absolu, ne veut rien avoir à faire avec M. Dabormida.
Reste à Votre Majésté à décider si Elle pourra nommer à ses Conseils le seul homme dans lequel le Cabinet Anglais a confìance et avec lequel il concerterait des mesures pour l'agran-dissement de Vos Etats: par l'annexion de l'Italie Centrale, puisque le désir de l'Angleterre étant de vous renforcer et ne
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