Rassegna storica del Risorgimento

1857
anno <1934>   pagina <830>
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Lina Gasparini
Relazioni dell'Ambasciatore austriaco a Napoli Martini al Presidente del Consiglio austriaco conte Buoi.
Naples, 5-VH-57 M. le Comte,
La tenlative d'insurrection faite par une bande de révolutionnaires venue de Gènes sur le piroscaphe Cagliari vieni d'otre terminée par sa déstruction.
Le Cagliari est la proprieté d'une compagnie parti culière et fait depaia quelque temps un servi.ee rcgulier de transporl entre Gènes, la Sardaigne et Tunis. Le Gouvernement napolitani ayant appris il y a plusienrcs semaines qnc ce bàtiment chargeait souvent des armes venant de Belgique ponr Tunis, sans destinali un pré­cise, attcndu que le négociant à qui les armes arrivaient, disait senlement qn'il les faisait venir par spéculation dans l'espoir de pouvoir les débiter peut-ètre au gouvernement tunisien, avait informe le gouvernement sarde de ces circonstances, a quoi celui-ci répondit que les recfaerches relativcs n'ayant fait voir ancone con-trevention aux lois dn pays dans ces expéditions, il ne pouvait pas y mettre des entraves quelconques.
Le 25-VII le Cagliari avait quitte Gènes pour la Sardaigne ayant à bord une quarantaine de passagers pour Tunis avec des passeports en règie. Mais an lieu d'aller en Sardaigne le Cagliari entrait le 27 à 4 h. après midi dans le port de Ponza, sous preteste d'avaries. La pnipart de scs passagers coniposait une bande méditant d'allumer une insurrection dans les états napolitains. Leur chef était un certaint Pisacane. d'une bonne faraille noble dn Royaume, ci-devant officier da genie napoHtain, qui en 1847 avait deserte son corps, en enlevant la l'emme d'un avocai, et qui en, 1848 a joné un róle à Venise et à Rome. D'autres coryphées 6ont: l'avocat napolilain refugic Nicoiera, un nomine Falcone et le comte Negroni, romain. Le Capitain dn port et le Commandant militairc de l'ilei, étant allés à bord da baliment furent anssitot arrétés par les homines de Pisacane, lcsquels debarquèrent les armes à la main, renversèrent un poste de vétérans, doni l'officicr fot tue, et sommèrcnt la population de faire cause coramune avec eux en criant: Vive la Republique, ei proclamaci la liberto générales.
L'ile de Ponza est un lieo de relegation dont la majeur panie de la popu­lation consiste en rélegués pour motifs politiques d'inconduite sociale, et incorri-gibilité dans les corps de l'armée. Il y en a un millier do ces classes. La plupart vit librement dans des habitations éparses, toutefois sous une surveillance régu-lìèpe, et ne peni point qnittcr l'ile. Une grande panie de ces mauvais sujets étaient aisement gagné par les révolutionnaires; d'autres s'y refusèrent, et ce sont les habitations de ceux-ci qui furent pillées et brùlées par les agresseurs. La nuli celle noovelle troupe aa nombre de 450 individus monta le Cagliari, fui en panie arinée et debarquée à Sapri, port dans le golf de Poli castro dans le voisinage de la contrée U Cilento f> dont la population est Ut plus sauvage et la plus indocile du royaume, et qui en 1848 s'éiait fortement prononcée en faveur des sub versi oris d'alors.
S. M. le Roi, qui séjourne à présent Gaetc, via à vis de Ponza, fut bientót informe de ce qui s'y était passe, ainsi qu'à Sapri. Elle a aussitot oxpedìc deus pvroscapbes de guerre et dea troupe dans Ics dlreetions nécessaires, Déja la bande révolutlonnaire debarquée à Sapri a trouvé sur le champ son calcai en défaut, an lieo d'élre acueillic bien, la population lui tornali le dos, et les gens d'annes et les gardes urbaines (dans toutes communes il existe un nombre d'babitants de plus surs crai sont arme* ponr le service intéri eur de polle e. locale, et qui sont