Rassegna storica del Risorgimento
1857
anno
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1934
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pagina
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831
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Relazioni inedite sui movimenti rivoluzionari del 1857 81
nommés Guardia Urbana) se preparerei, a la rcsistenue. De Sopri Pisacane marcha sor le grand chemìn vers Salerno, mais il renoontra déjà à Padula les balle? du 7. bataillon de chasseur*, des gendarmes et dea gardes tirbaines, qui tuèrent une cenlaine de ces révoluiionnaires, Trente furent blessés, quclques uns arretcs et le reste mis an fuite. Le 2 le reste des insurgés fui attaqué par le 11. bataillon des cbausseur à Sanzo, qui en tua le chef Pisacane avec une trcntaine des siens, blessa Pav. Nicotera et s'empara du reste de cette canaille, ce qui termina ce nouvel essai de révolutionner le pays.
Il est consolant et rassurant de voir que, hormis les enfants perdus de Ponza, la population alt manifeste partont une complète aversion pour cette lentative.
Le Cagliari capturé après son départ de Sapri dans les caux de Salerno et confluii ici. Son capitaint proteste de n'avoir ricn su des imentions des gens qn'il avait à son bord, et que c'était seulement après aVoir quitte Gène qu'il fui force par eux de Ics porter à Ponza ei à Sapri; et qu'il était en ronte pour Naples pour rapporter ce qui était survenu, lorsqu'il fut arrèté par le navire de guerre napolitani. A bord du Cagliari furent trouvés plusieurs paquets de correspondence offi-eielle pour la Sardaigne, la poste ordinaire pour la Sardaigne et Tunis et tous les papiers en règie.
Les armes doni les agresseurs étaient munis, et qu'ils distribuaient ikaient d'inégales sortes, des fusils à deux coups, des pistolels, des poignards. À bord sont restée quelques caisses vidcs, et deux caisses avec des canons de fusti et dcs; mousquetons.
La correspondence officieUe fut aussitòt remise, sans avoir été ouverte, an chargé d'affaires sarde, qui est ici. Le Capita ine de Péquipage et tous les autres individus à bord sont mis en arrestati on pour procèder regulièrement dans Cette affaire qui présente bien de circonstances qu'il. importe d'approfondir. Deux soupgons planent ici sur la conduite connue du Capitarne. Pendant que la bande agressive était debarquée à Ponza, le Capitarne s'était éloigné de l'ile.
Il aurait pu passer à Gaete, qu'est fori jp'rS; pone y inilbrmér les àutorités; au lieu de cela il est retournc à Ponza et porta toute la uouveLle masse à Sapri ; et quand il fut arrèté en mer, il ne cheminait pas dans la direction de Naples.
La coincidence avec les tentatives hostiles à Génes et à Livourne fait sou-poser Fexistence d'un pian continue; cornine des intelligcnces souterraines entre Pisacane et des napolitains sont probables. Il est surprenant que les àutorités pie: montaises n" avaient aucune connaissance ni soupcon des intentione de Pisacane et consorte, la qualité et l'esprit de ces gens ne pouvant pas ótre inconnus dans les lieux de leur domici], et l'envoi fréquent des armes avait moine allarme les prò-priétaires du Cagliari, qui avaient, dit-on, demandò son cautionncment aux espé-diteurB des fusils.
Ce n'est qu'aprè avoir cu un avis de la Sardaigne que le Cagliari n'y était pas orrivé au moment régulier, qu'un bàtiiuent de guerre sarde fui expedié à sa reebercbe, mais sana resultai. On le cherchait dans les parages de la Sardaigne, pendetti qu'il exécutaifc son coup à Ponza.
Une Conuuission speciale vu a'occuper sans déloi de l'ensemble de l'è ve-: nement., À l'usure qu'il est on ne comuni pas encore boaucoup de détaUs, puisque les examcns des coupobles se font encore en province aux lieux de leur arrestation. Il est digne de remarque que les échappés de Ponza avaient commencé à Sapri par fusilier onze individua des lèura, probablement pour des moiifs de baine, ecc,
Agréez M. l'hommage ec. Martini