Rassegna storica del Risorgimento
1857
anno
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1934
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pagina
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832
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832 Lina Gasparitii
Lo stesso allo stesso*:
M. le Comic, Naples 14-VI1.57
L'ina truction judiciaire de la recente équipée insurrectionucllc se fait à jSolerne, chef-I ieu de la province ou ette tentaiive avait irouvé sa fin. Dans lout le royaume rógne une IranquilKte complète, et il est lori satisfaisant d'avor pu constater une fois de plus non sculement l'absence- de toute sympathic pour de pareilles cnircpriscs, mais au contrairc une reprobati ou manifeste qui est mème alice jusqu"au massacre de quelques égarés des debarqués de Sapri, qui furent tués par la population mème, à ce que m'a assuré le Chef de la police du royaume.
Les trois recents essais de subversion, dans le napolitani, à Livourne et à Génes ont eu pour premier resultai:
À Naples une nouvelle preuve de la calme et de l'esprit rassurant des napoli tains; à Livourne du bon esprit de la nouvelle troupe toscane, et de l'inhési-lation du gouvernement et de la troupe d'agir immédiatement avec rigenr quand il le faut; et a Génes fut visible le peu de cas que les sectes subversives font du gouvernement piémontais actuel, malgré les sympathies professées par plusieurs de ses membres pour des réformes et bouleversement sociaux en Italie.
Le deuxième chef de la dernière entreprise con ire Naples était le baron Nico-teca, calabrais, homme d'une esprit cultivé, réfugié et condamné à mort depuis la revolution en 1848. Il est blessé. J'ai lu les rapports de sa première déposition dont voici la substance.
À rheure qu'il est, il y a trois partis qui poursuivent des cbangements en Italie. Le parti national, le muralismo et le parti piémontais. Le premier veut la république, sa téle est Mazzini, et un des chefs d'exécution fut Pisacane, lequel compiali de irouver des partisans actifs en Basilicate et en Pouille, et dans l'esprit hostile au gouvernement napolitani des Calabrais. Deus hommes seuls sont venus de Padnla vers Pisacane, que Nicotera du reste ne connait pas.
Le Muratisme parait compier sur des bonnes dispositions en sa faveur en France, il est bien vu en Piémont, a des simpathies dans la noblesse napolitaine et parait étre fori aclif.
Cesi sous le patronage du prince Murai quu Saliceti est Pànie et la cheville ouvrière de ce parti. Cesi par ses asuvres que le vcnitien Sirtori, qui est l'adver-Baire prononcé du Muratisme, fut enfermé dans une maison d'aliénés à Paris et qui n'en fut relaché que sur des menaces de ses antis de divulguer des secreta importants aux provocateurs de sa détention.
La France a essayé de gagner Lord Palmerston au muratisme, mais elle H renconiré noe opposition prononcée. Nicotera dit que des expédìtìons de .débar-quement moraliste étaient projectées, et c'eBt pour les prevenir que les dernièrcs entreprise républicaìnes eurent lieu, qui dcvaicnt simul t anemoni éclatcr en Piémont en Toscane, dans Potai romnin el à iNaplcs.
Lo chef de la police du royaume me dit qu'il a des preuves en main des connexions des Mnratistes de Paris avec le royaume et sans craindre une réussita de ce parti, la chose ne pcnt plus étre rcgardée cornine un fantdrae et une combi naison sans base ni rea! ite.
Le parti piémontais, d'apro* les dépositìom, n'est pas fori en Italie.
Le muratisme est à préscnt la bete noirc ici, et Ics donneo* que sa déposition contieni., m'ont l'air comme si: Nicotera cut voulu se jouer de ses cxami-nateurs. Il n'a rien dit qui ponrraìt compromettre penonne dans le royaume ;