Rassegna storica del Risorgimento

1857
anno <1934>   pagina <833>
immagine non disponibile

Relazioni inedite sui movimenti rivoluzionari del 1857 833
On est d opinion cjne le gouvernement picmontais n'était pas sans connais-sance de ce qui He tran.ta.it sur son sòl à l'ondroit de Fcxp èditi on à travers la mer, mais qu'il voUlait Fignorer, Sur le navire le Cagliari Pisacane avait trouvé 7 caisses d'arracs, avec 75 fusils à 2 cotips, 60 à un coup, et une caisse de canons de fusils. Les fusils montés il les avait disirìbués aux gens rescrutés à Ponza Une partie des relegués de Ponza fut transferée dans le chaleau d'Ischia.
Si, M. le roi et tonte sa famille sont à présent à Ischia. La sante de S. M. la reine s'est amelioréé.
Agréez Martini
Rapporti del barone Huègél ambasciatore austriaco a Firenze al Presidente dei Ministri austriaco conte Buoi..
Firenze 23-VI-57
D'après une source ordinairenient bicn informée j'ai appris que l'accueil fait par le Saint Pére au chevalier Bon Compagni,; .envoyé a Bologne par le Boi de Sardaigne pour y complimenter Sa Sainteté a été loin d'ètre gracieux. On me dit en effet que l'audience n*a occupé que peu de moments; le Chev. Bon Com­pagni s'étant aquitté de l'objet de sa mission en felicitarli le S. Pére au nota de S. M. du résultat du voyage de S. S., et S. S. ayant chargé le Chev. Bon Compagni de remercier le Boi pour l'atteniion qu'il a eue d'envoyer une personne pour le complimenter a Bologne. Le Che. Bon Compagni aurail dit qu'il oserait encore s'aquitter d'un autre mission, celle de mettre aux pieds de S. S. les profonds respeets du comte de Cavour; mais le S. P. anrait répondu: ne parlons pas de cela, parceque je devrais dire des paroles dures (aspre parole) et en se retournant vers les Cardinaux, le S. P. aurait dit: Basta così, ce qui a termine l'audience.
Lo stesso allo stesso:
Florence, 30-VI-57
Le chev. de Lenzòni m'a dit hier qu'il venait de recevoir des dépèches du Marquis Bargagli, Ministre Grand Duca! près du Saint Siège qui se trouve dans ce moment à Bologne avec Mgr. le Grand Due.
D'après ces dépèches, le séjour du S. Pére dans les Légations n'a nullement produit l'effet que S. S. en esperait; le maini icnt notamment de la population de Bologne, dans une recente occasi on, aurait été loin de ressembler ù la véneration et méme au ampie reBpccl de par une population catholique au chef de l'Eglise.
D*après ces dépèches il paraft qu'on s'était flatté dans les Légations de voir paraitre le 21 e. une amnistie generale; des personnes d'une opinion plus avance attendraieni la puhlicatiori d'un Statot avec une réprésentation provinciale, ou du moina la cessation de l'occupaiion autrichienne; comme ce jour là aucune con-cessi on n'a été fatte au parti liberal, celui-ci a voulu prouver son mécontentement par une tenue presque mcnacante. On avait dit à Florence qu'à l'apparition du S. Pére des sifflets s'étaicnt foit entendre. Ceci cependant est contredit per la dépeche du Marquis Bargagli, mais pour le supposer possible il faut vraiment que Faltitude de la fonie devait ètre insultante au dernier poini.