Rassegna storica del Risorgimento
1859 ; MAZZINI GIUSEPPE ; GINEVRA
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1934
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Congiure mazziniane alla vigilia del 1859 847
internamento di rifugiati; ma.... cette crainte n'atteint pas les plus dangereux, les Ronca ldieri, les Pigozzi etc. qui ont tous beaucoup d'argent et que Fon ne songe pas à inquieter .
Ma almeno si fosse concluso qualche cosai Invece, ad un tratto, d'internamento non ai parlò più. Lasciamo raccontare il Console stesso, anche perchè ci porge un quadro interessante della politica interna svizzera ed anche di un semincidente diplomatico con la Francia a proposito dell'inaugurazione di una ferrovia.
Gonsnlat de S. M. le Roi de Sardaigne en Suisse. Sèrie politiqne N 33. Genève, le 12 mars 1858.
Monsieur le Ministre,
oc L'ìnternement au quel vant faire procèder le Conseil Federai, non senlement n'est pas encore commencé, mais semble devoir rencontrer mainienant des difficnltés presane insurmontables. En effet, le commissaire federai M. Ttiselioff. ponr oxdonner le renvoi dn Canton de Genève d'un individn, ayant le raractcrc de rìfugié politiqne, ne se contente pas des prenves de cnlpabilìté, on de complicate à qnelqne complot, recueilliés par la police, en voie administrative, mais il veni que les faits soient constatés judiciairement.
Cette condìtdon sera presque impossible à obtenir et l'on peut prévoir dea nonvelles difficnltés avec le Gouvernement Francais. La situati on se tend; ainsi ce n'est pas senlement les autorités qui avaient été invitées à l'inaugnration dn Cfaemin de fer, que le Gouvernement de l'Empereur n'a pas voulu y laisser paraitre, mais le Consul de France lui mème a recu. ordre de décliner tonte invi-tation pour ces fètes; car on a été estrémement blessé à Paris dn langage incon-venant par leqnel M. Fasy a proteste contro l'accusation de tolerance qn'on avait fait peser contre Ini et ses collégnes, accusation qui n'était certaiment pas sans fondement.
a Toujours est il que tonte ces difficnltés ne sont pas sans inconvénient et qn'il est k craindre que les rodomontades genevoises ne finissent par gater tout-à-fait la sitnation. Fasy die déjà que la France vent s'emparer de Genève et de la Savoie; qu'il fant que le Fiémont s'unisse à la Suisse ponr repousser ragression etc. Il est un fait qui m'a tonjours étonné, c'est qu'à une intelligence incontestable, M. Fasy alile de ces idées presqu'enfantìnes, aux quellcs on ne peut s'empécher de sonrìre. On reconnait tonjours en lui l'ancien jonrnaliste, sachani inventer des faits ou des apparences pour se donner raison; mai si ce sistemo peut avoir qnelqne succés épJiémèrc dans la presse, Bon emploi est pitoyable en politiqne, et, il fant bien l'avoner, sur ce dernier terrain M. Fasy n'est pas très fori. Anssi, à part ses succés à Genève on les circonutances Font puissamment servi, son ambition a-t-eife toujours écboué en Suisse.'S'enivrant des douceurs du ponvoir, il a toni mis en oeuvre ponr arriver au Conseil Federai; mais il n'a pas su s'acqucrir Postime de la Suisse Allemande, qui le repousse aujourd'hui formellement.