Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <895>
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La missione Dabormìdn a Parigi neWottobre 859 895
se contenlerait qu'on donnat à ces provinces le conseil de rece-voir leurs Souverains en leur déclaranl que nous leur retirerions Pappili que nous leur avons promis dans les réonses à leurs députations.
Je ferai grace à V. E. des détails de ma longue réponse qui s'et résolue à la fin en un dialogue, dans le quel quoique chacun ait persistè dans ses opinions, le calme et le sentimeiit des con-venances ne s'est jamais altere. Je lui ai dit, en résumé, que le Roi s'était dévoué à la cause de l'Italie, et'que le devoìr ainsi que son honneur ne lui auraient jamais permis de séparer ses intérèt de ceux de provinces qui s'étaient compromises pour avoir eu confiance dans ses paroles ainsi que dans celles de PEmpereur, que les avantages matériels que le Roi retirerait de la guerre par l'adjonction de la Lombardie et de Parme terni-raient sa réputation, s'il s'en montrait satisfait: que le drapeau qu'il laisserait lomber de ses mains serait relevé par Mazzini; que cesj une grande injustice de qualifier de convoitise ses efforts pour constituer un gran Etat en Italie, qui seul aurait pu en assurer l'indépendance; que d'ailleurs il n'insisterait pas sur lès annexions le jour où Pon constituerait tous les Etats italiens sur des principes libéraux qui asSureraient la liberto et l'indé­pendance de cetle malheureuse contrée. J'ai ajouté que je ne savais me persuader que PEmpereur ne comprit pas que tous les sacrifìces de la France auraient pour resultai de mettre l'Italie dans de bien pires conditions qu'avant la guerre. M. Walewski n'a pas voulu l'admettre, mais je n'en suis pas dédit et je me sùJES jrefusé à croire à toutes les concessions que les Princes sèraient disposés à faire, concessions q'un triste expérience ne permet pas de croire siucèresi
Le Corate Walewski ayant mis en avant les garanties du congrès, je lui ai déclaré que le Congrès, tei qu'il était projeté, ne présentali aucune garantie; que le principe de la légilimite y triompberait, et qu'on en verrait sortir la confimi a ti 011 qu'on ne veut lenir aucon compie des droits et des aspirations des populations.
Mon iuierlocuieiir me dit alors que je pour rais bien me trom-per; que le Pape et le Roi de Naples pourraient dorénavant étre considérés comme des Princes constitulionnels; que l'Au-tricbé elle mème sentait la necessita de modifier ses principes. Je lui ai demandé commeni elle le prouverait dans l'organi-