Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <896>
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896 de Vecchi fi Val Cismon
saliou de la Véuétie. 11 me répondil qu'elle avait anlérieuremenl consenti à ritalianiser en lui donnant une administration et une armée italicnnes, mais que depuis la déclaration des Véniiicns qu'ils se serviraìent de l'armée italienne pour se soustraire au joug de l'Autriche, elle se refusait à faire des promesses pour son compte. Je lui observai que cela était au moins frane; que l'Autriche ne cacliait pas son jeu; que la restauration des Princes n'avait d'autre but que de ressaisir la position que la guerre lui a fait perdre en Italie; que la perte de la Lombardie ne l'affai-blissait pas, puisqu'elle n'en tirait aucun élément de force. L'Au­triche, ai je ajouté, est tenace; elle trioniphera de la France et du Piemont par la prudence et la ruse.
Voyant qu'il était impossible de nous mettre d'accord, puisque M. Walewski voulait croire à la loyauté de l'Autriche et des Princes Italiens, Eh bien, lui ai-je dit, mettons certe loyauté à l'épreuve. Puisqu'ils veulent reconnaitre les droits des populations et gouverner dans ieurs intérèts, qu'ils se hàtent de proclamer les iiouvelles instilutions; qu'ils donnent des garanties solides de leur maintien, et alors je pense que très probablement les populations les recevront sans attendre nos conseils . M. Walewski m'a dit, avec hésitation pourtant, que peut-ètre ils le feraient. En attendant il n'a plus parie de notre concours.
V. E. peut ètre certame que je ne laisserai concevoir aucune espérance que nous soyons dispose à donnei* des conseils de résignation à l'Italie Centrale. Je dirai toujours que les conseils ne sauraient servir à rien sans des faits qui garantissent l'indé-pendance et la liberté de ce pays.
Je vais probablement aujourd'hui ou demain chez l'Em-pereur. Je me flatte de trouver en lui de meilleures dispositions. Cependant je ne pense pas que nous obtiendrons qu'il se sous-traye à ses éngagemens avec l'Autriche. Que fera-t-il? J'espère de pouvoir en dire quelque chose à V. E. dans ma prochaine dépéche. En attendant je la prie de me mettre aux pieds de S. IVI., de me rappeler au souvenir de nos collègues et d'agréer Texpression de ma haute considéralion.
sipié: DABORMIDA A Son Excellencé Mr. le General Lamarmora Président du Conseil des Ministres
Turin