Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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897
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hit missione Dabormulu a Parigi nell'ottobre 1859 897
m.
COPIE Paris, Hotel Castiglione, le 16 8bre 1859.
Monsieur le Corate
Bien que j'aie immédiatemeiit référé par le télégraphe au Gouvemement du Roi sur la proposi tion que V. E. m'a faite au su jet de la question de la dette, il m'a été impossible d'obtenir de Turin une réponse avant cette nuit. La nécessité de consulter le Roi et deux des membres du Conseil des Ministres qui se trou-vent en ce moment à Gènes, a occasionné ce retard qui, pour étre justifié, n'est pas moins regrettable. Je m'empresse main-tenant, M. le Comte, de soumettre à V. E. la substance de cette réponse, à laquelle je me ratlache complètement, et qui doit ètre considérée par le Gouv. de l'Empereur comme la dernière limite des concessions que le Piémont est en mesure de faire.
Le Roi et ses Ministres sont d'accord pour repousser l'arbi-trage, parceque l'arbitrage n'est pas une solution, parcequ'il remet tout en doute, parcequ'il pourrait avoir pour résultat de soumettre le Piemont à des cbarges qu'il ne pourrait supporter sans ruiner són crédit et perdre toutes ses ressources fìnancières. Une a utre considera tion non moins grave, et sur laquelle j'ai déjà eu l'bonneur d'appeler i'attention de V. E., a induit le Gouv. du Roi à refuser l'arbitrage. Si après deux mois et demis de négociations et de conf érences nous nous présentons devant le Parlement et devant l'opinion publique avec un trai té qui laisse sans solution la question principale la position du Cabinet, déjà si difficile, ne sera plus tenable. Il sera force de résigner ses pouvoirs sous le coup d'un désaveu du Parlement et de la désap-probation du Pays.
Le Gouv. du Roi, V* E. le sait, a fait preuve dans tonte cette négociation de la plus grande condéscendance vis-à*iiSs du Gouv.1 Francais. D'après ses conseils et ses instances, de concession en concession, il a fini par ceder sur tous les points, dans l'espoir qu aumoins, la France ne démorderait pas de sa propoiition sur la dette, proposition qui, a vrai dire, est déjà une concession en faveur de l'Autricbe. En mettanl en question le chiare de la dette par l'arbitrage. il en résulte comme canséquence logique que tous les autres points doivent e tre remis pareillement en