Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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898
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898 d Vecchi Val Cismon
question. Car ce n'est tpi'én vue de la fbcation da cbiffrc de la dette selon la proposition f rancaise, que tous les autres points ont été coiiseiitis.
V. E. a apprécié, je le sais, dans sa haute sagacité tou les inconveuients de l'arbitrage. Aussi, pour t'éviter, Elle propose que le Piemont offre à l'Autriche le payement d'une partie de l'emprunt de 1854 en argent comptant, dont cette Puissanee a grand besoin en ce moment.
Le Gouvernement du Roi, dans la réponse qu'il vient de m'envoyer, déclare de S'etee pas en mesur d'accepter et de mettre à exécutìon le moyen propose. Les raisons qu'il allègue me semJblent trop graves et trop fondées pour me laisser douter que V. E., à la quelle je les exposerai rapidement, ne vernile donner son approbation à la determination du Cabinet de Turin.
Le Gouvernement du Roi pour faire face aux nécessité finan-eières qui sont le résultat de la guerre et des stìpulations de la paix devra naturellement recourir au credit et contracter tin em-pru.nl considérable. Il prévoit que par suite de l'état general de l'Europe et de sa positi on speciale, il lui sera bien difficile de faire cette opération à des conditions équitables. En tout cas son crédit recevra une nouvelle et rude atteinte. Mais sì cet emprunt, qui sera déjà assez considérable, de vai t encore, pour faire face à un payement en argent comptant, atteindre un chiffre liors de proportion avec nos ressources, il nous sera presqu'im-possible de trouver à le piacer. En admettant mème qu'on parvint à contracter cet emprunt, les conditions en seraient telle-ment onéreuses qu'elles constitueraient en réalité pour notre trésor une nouvelle ebarge très considérable en elle mème et funeste pour ses résultats; ce nouveau coup porte à notre crédit ferait baisser nos fonds d'une manière désastreuse; et l'obliga-tion de payer cent millions en argent comptant, équivaudrait airisi pour nous à une somme bien autrement élevée.
Je ne saurais en outre vous cacher, M. le Comte, que s'il sera difficile au Ministère Sarde de justifier devant le Parlement l'obligation que le Piemont assumèrail de se ebarger d'une par.tìe: de l'emprunt de 1854, il lui sera bien plus difficile de justifìer un payement au mème titre, en argent comptant, payement qui presenterait toute rapparence d'un contrai de vent et d'achat de la Lombardie.