Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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900
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900 de Vecchi 4 'Mmm
Pai dii à l'Empereur que j'avais su, d'après ce qu'on m'as-surait avoir été dit après les préliminaires de Villafranca qu'on avait renoncé à nous demander les frais de guerre.
JJ'Emperenr m'assnra qu'il n'avait fait et qu'il n'avait pas donne an Prince Napoleon l'aulorisation de faire une decla-ration semblable; qu'il s'élait borné à dire au Roi qu'il ne luì demander ah rien pour le moment et que la questi ori serait réservée pour plus tard. Au reste, continua l'Empereur, je ne demande qu'une partie niininie des frais de guerre et je me contente de faire insérer dans le Traité une clause qui determine le chiffre et constate le principe; mais je ne fixerai pas d'epoque pour le payement et je ne vous presserai pas.
C'est ici que l'Empereur mit en avant la question de la Savoie, en disant que s'il eùt été possible d'obtenir la cession de la Savoie, cession stipulée par traité et desirée par un parti consideratile en Savoie mème, il aurait abandonné tonte demande pour les frais de guerre.
Après avoir tacile d'éclairer l'Empereur sur la veritable portée de ce parti qui est bien peu nombreux, puisqu'il se compose presque exclusivement du parti clérical qui fait de la separa ti on de la Savoie une arme d'opposition, je lui ai dit que je connaissais les clauses du traité, mais que je me permeltais de lui faire observer qu'il avait été convenu d'affranchir l'Italie du joug étranger et de reconnaitre le principe de nationalité, et que par conséquent la cession de la Savoie me paraissait subor-donnée à l'affrancbissement complet de la Péninsule.
L'Empereur reparti! alors; mais ce bui me parait obtenu. Pardon, Sire, ai-je répliqué je ne le pense pas; tant que l'Autricbe a des possession en Italie, tant qu'il y a des provinces italiennes entre les mains des Arcbiducs, on ne pourra pas dire que l'inde-pendence et la nationalité italienne soient constituées. H me parait que la question de la Savoie est pour le moment déplacée. Elle deviendra opportune, l'annexion de la Savoie a la France paraitra naturelle le jour où le principe qui seni peut la justifìer sera applique à l'Italie. Permettez-moi, Sire, de vous faire observer que si la cession de la Savoie n'était pas la consé-qnence Iogique de ce principe, elle contradirait aux déclara-tions de V. fL* à son désintéressemen -a sa noble conduite.
Il me répondit: Vous avez raison; nous verrons cela plus tard et la discussion en resta là.