Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <901>
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La missione DabormUìa a Parigi nell'ottobre ffl9 901
Le langage de l'Empereur n'a cesse d'ette bienveillant et condescendant au delà de toute attente, au point méme de rendre impossible une discussion plus sérieuse, ce qui ni me laisse pas sans quelqne inquietude sur ses déterminations.
Il m'a fait l'accueil le plus aimable et le plus prévenant*
Agréez, etc. etc. etc.
signé: DABOKMIDA
V. COPIE
Paris, Hotel Castiglione le 17 octobre 1859 Confidentielle
Monsieur le Presidente du Conseil,
L'Empereur m'a recu au Chàteau de St. Cloud hièr à 2 heures de l'après midi. Je m'empresse de rendre compte à Votre Excellence de cette audience qui dura plus d'un heure.
J'ai commencé par aborder la question plus pressante pour nous, celle de la dette Lombarde. J'ai declaré à S. M. qne le Gouvernement du Roi ne pouvait pas acceptér l'arbitrage qu'on venait de proposer, et je lui ai exposé les motifs de cette deter­minati on. Comme ces motifs son expliqués dans ma dépèche au Comte Walewski, dont j'ai envoyé une copie au Ministère, je crois inutile de les répéter ici. Je vous dirai seulement, que raes observations ont été apprèciées par l'Empereur et que dans l'esprit de S. M. l'idée de l'arbitrage me parait maintenant abandonnée.
Après avoir exposé les inconvénients de l'arbitrage, j'expo-sai ceux plus graves encore qu'on rencontrerait dans l'exécution de la proposition relative au payement en argent comptant à faire à l'Autriche par le Piémont. L'Empereur me parait lenir beaucoup à cette proposition. II m'observa que l'Autriche, qui a un pressant besoin d'argent, serait peut è tre disposée à faire des concessions si on lui offrait le payement immediat d'une somme déterminée, que c'était là un moyen plus sur pour déter-miner enfili cette Puissauce à signer le traité de paix, et qu'en tout cas, pour en finir plus vite, il verrait mème s'il lui serait
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