Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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902
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902 de Vecchi di Val Cismon
possi bl e de nous prèter de Pargent pour facililer le payement. Mais ayant insistè sur l'ini possibili té de l'execulion d'une ielle proposilion et ayant fail remarquer qu'après toul ce ji'était ni a la Franee ui à nous de tirer l'Autriche d'embarras, j'obtins de l'Empereur la promesse qu'il ferali donner dès inslructious au Baron de Boruqueney pour lui reconimander d'abandonner les aulres combinaisons et de niettre e LI avant, à leur place, notte propositìon de nóus charger de la totalité des dotatìons francaises imposées au Monte Lombardo Yénitien.
La conversation se porta ensuite sur les affaires de l'Italie Centrale et d'abord sur le Duché de Parme et Plaisance.
L'Empereur manifesta son approbalion à l'égard des mesures prises récemment par le Gouvernement locai, et sur mes obser-vations il approuva que, dans le cas où Forare y fui de uouveau menacé le Piémonl pùt y envoyer des troupes, en insis-tant cependant pour que cet envoi éventuel, qui n'aurait d'autre but que le maintien de l'orare, ne présentat pas l'apparence d'une prise de possession.
L'Empereur m'a confutine ce qui m'avait été dit par le Comte Walewski, et ce qu'il a dit lui mème hier aux députations de Parme et de Toscane, sur les combinaisons relatives à l'Italie qu'on soumettrait, d'accord avec l'Autriche, à la sanction du Congrès de 11 Puissances; c'est à dire qu'il espérait de pouvoir obtenir l'annexion de Parme au Piémont; que Modène passerait au Due de Parme; que la Toscane serait rendue au Grand Due; que ces princes donner ai ent une constitution et le drapeau ita-lien ; que les Légations seraient replacées sour la Souveraineté du Pape qui leur donnerait des institutions libérales et des Gouver-neurs laics: que le Roi de Naples donnerait aussi une constitution; et que la Venétie aurait une administration et une armée Italiennes. Ayant demandò à l'Empereur s'il était bien sur d'ob-tenir ce qu'il avanzali à l'égard de la Vénétie, il m'a dit que tei en effet était le premier projet; mais il me fit comprendre qu'après la déclaration des Vénitiens qu'ils se serviraienl de l'armée pour secouer le joug de l'Autriche, il n'étail pas sur que eette Puissance serait encore disposée à former une armée Ttalienne.
L'Empereur temoigne la confiance que la major!té des Puissances représentées au Congrès sera favorable à la cause de l'Italie. Je me suis permis de combatlre l'opinion de l'Empereur