Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <905>
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La milione DabormUlu a Parigi nell'ottobre 1859 905
le Prince déclarerait solennellement qu'il acccpterait la régence uniquentent pour mairi lenir l'ordre et qu'il serait pret à se soumettre en tout aux delibera ti ons du Congrès.
L'Empereur se mit à réfléchir et se monlrà de nouveau très preoccupé. J'ai ajouté qu'on ne demandait pas le consentement de la France; qu'il nous suffirait d'ètre surs de ne pas encourir la désapprobation de l'Empereur, que la chose était urgente et très-grave, que le Roi et son Gouvernement la croyaient néces­saire, et que par conséquenl je priais S. M. de vouloir bien por ter sa réflexion et sa haute sagacité sur cet argument.
H m'a répondu qu'il réfléchirait, et m'ayant demandé ensuite si je ne m'arrèterais pas à Paris, je lui ai dit que. quoique presse par les devoirs de mon Ministère, je ne serais pas parti avant d'avoir eu à cet égard une réponse que j'espérais satisfaisante.
Je n'ai pas oublié la recommandation de V. E. au sujet de l'occupation de Ferrare. L'Empereur dont j'ai appelé l'attention sur ce point, m'a déclaré qu'il était bien entendu qu'on stipu­lerai! par traité la renonciation de l'Autriche à l'occupation de Ferrara et de Cornacchie
J'ai aussi parie à l'Empereur du regrettable accident de Rocca d'Anfo. S. M. me dit que son Gouvernement avait pro­testé énergiquement. Je vous en rends compte pour simple inf or-mation, puisque maintenant, comme je viens de l'apprendre par une dépèche du Ministère, certe affaire est arrangée, l'Autriche ayant consenti à donner des explications si non satisfaisantes, du moins acceptables.
Enfin j'ai reclame l'élargissement des Modenais détenus à Mantoue. L'Empereur m'informa que le Gouvernement Fran-cais avait déjà fait des representations à cet égard et qui on avait répondu que ces détenus avaient été remis en liberté; il m'a par conséquent invite à lui faire comi ai tre les noms de ces détenus pour renouveler les réclamations.
Il m'est impossible, Monsieur le Président de référer ici tous les détails de ma longue conversation. Je crois que cette dépèche et celle qui est annexée contieni tout ce qui a été d'essentiel de part et d'autre. En tout cas je me réserve de les compléter au besoin. Je vous prie en attendant de vouloir bien accorder a cette relation écrite à la hàte et au milieu de grave? préoccu-pations, toute l'indulgence dont elle a besoin.
J'ofFre en mente temps a Votre Excel!enee, l'expression de ina haute considération.