Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
<
1934
>
pagina
<
907
>
La missione Dnbormuta a Parigi ìiclV ottobre, 1B59. 907
m'annongant que le C.ife Walewschi me récevrait a 4 h. de Faprès midi.
Eii voyant Walewschi je lui ai marqué mon étonnement de Farlicle du Moniteur. II m'expliqua alors que s'étant pénétré des justes molifs de tiotre répugnance pour l'arbitrage, et etant convaincii cpi'il était im possi hi e de Fèviter san donner à FAu-triche de Fargent coni plani, dés qu'il avait vu qu'on pouvait par ce moyen Famener à se contenter des 250 milHous il avait cru daus notre intérét de faire parapher le Traité; mais que d'aulre part tenanl compie de nos dJfficultés financières FEmpereur offrait de faire paycr 100 rnillions de francs par le Gou-vernement Franais qui récevrait en remboursemenl nos rentes au cours, avec obligatìon de ne pas les mettre sur la place.
Cette proposition ne me causa point de surprise, puisque FEmpereur m'avait déjà laissé comprendre dans la première audience, ainsi que je Fai indiqué dans mon rapport en date du 17, qu'il se serait prète à nous faciliter les payements.
Voyant qu'il ne m'aurait pas été possihle de refuser cet arrangement dans lequel FEmpereur s'était donne un beau role je pris mon parti et fis mes remercimens. J'ai annoncé au C.te Walewschi que je partir ais de suite pour Turin afin de combiner avec le Cabinet la remise de la rente; qu'en consé-quénce je le priais de m'obtenir pour le lendemaìn une audience de FEmpereur. Il me le promit; nous par la mes ensuite des frais de guerre et des dotations. J'insistais sur la déduction des dotations des frais de guerre, el il me répondit qu'il porterait la question au Conseil des Ministres qui devait se reunir le len-idemain sous la présidence de FEmpereur.
J'ai de nouveau appelé son atlention sur Farticle des cor-porations religieuses en lui expliquant que la disposition contenue dans le Traité à cet égard est contraire à notre droit public; j'ai ajouté que c'est a tori que Fon qualifie de confiscatimi FadminÌ6tration établie en Piemont pour les biens des Corporations supprimées. Le C.te Walewschi argumenta lon-guement sur le droit Franeais, et il promit d'en parler au Conseil des Ministres, mais il se mon ira couvaincu qu'on ne pourrait rien varier a cet égard.
L'henre étant avancce nous n'avons en lamé aucune question politique.
signé: DABORMBJA