Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
<
1934
>
pagina
<
908
>
908 de Vecchi di Vai, Gismon
vn.
COPIE
Seconde audience de S. M. l'Empereur des Frangete
Rapport à le Président du Conseil
19 8bre 1859
N'ayanL pu transmettxe de Paris mi rapport détaillé sur la seconde audience que l'Empereur des Frangais a bien voulu m'accorder, je viens maintenant supplier, par cette relation, a la lacune qui existerait dans la correspondance concernant la haute mission que S. M. a daigné me confier.
Il serait trop long et presqu'impossible d'écrire en entier tout ce qui a été dit et répété d'un coté et de l'autre dans une conversa don qui a dure une heure et un quart; je me bornerai en conséquence à exposer les choses essentielles, en me reservant de donner, de vive voix, au Roi et au Conseil des Ministres les éclaircisemens qui pourront ótre jugès necessaires pour renare exactement la pensée de mon auguste interlocuteur.
Avant d'entxer dans le vif des questions, j'ai d'abord remercié l'Empereur de ce qu'il avait bien voulu nous faciliter le payement de la dette à l'Autriche, tout en regrettanjt iune combinaÌ8on qui fournissait à cette puissance des ressources dont elle ne manquerait pas de se servir contre nos intèrets. L'Empereur m'a repondu qu'il ne lui avait pas été possible d'éviter en mème tems l'arbitrage et le payement de cent mil-lions argent comptant et que, pour en finir, il aurait fallu porter le chiffre de la dette à 300 millions, ce qui nous aurait toujours obligés à donner 50 millions comptant.
lei S. M. a de nouveau fait allusion à la renonciation des frais de guerre, dans le cas ou l'on pourrait régler la cession de la Savoie.
Je me suis permis de lui répeter les mèmes raisonnemens exposés dans la première audience, dans le but de lui demontrer que cette affaire ne pouvait erre traitée qu'après l'application complète du principe de la nationalité en Italie, en ajoutant que j'avais la convinction que ce noble but serait atteint par-