Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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909
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La missione Daborndda a Parigi iw.Watnobre J8S9 909
ceque la gioire de S. M. y etait attachée. L'Empereur a hien voulu reeonnaitre la convenancc d'écarter pour le moment la qaestion de la Savoie: il a de nouveau témoigné son regret de la precipitation avec laquelle avaient été arretès les prèlirair uaires de Yillafranca et il en a rejeté la faute sur le Prince Napolèon.
H aime a se persuader, ou hien il cherclie à nous persuader que l'Autriche coni premi qu'il est de son interest de renoncer à exercer son influence en Italie.
Je u'ai pas hésité à lui declarer que la eh ose nous paraissait inipossible: il faudrail alors faire la guerre, reprit-il, et je ne le puis absolument pas .
L'Empereur a montré beaucoup de confiance dans le Congrés et je me suis encore une fois trouvé dans le cas de ne pas par-tager Fa vis de mon auguste interlocuteur. Je lui ai dit que j'avais des données assez exactes pour croire que l'Angleterre n'avait pas encore consenti d'y prendre part. L'Empereur m'a avoué qn'à la verité, on n'avait pas encore son consentement, mais qu"on ali ai t répondre à une note du Cabinet de S. James, qui quoique écrite au mois de juillet dernier, n'avait été remise officiellement que peu de jours auparavant, et qu'il ne doutait pas qu'on se mettrait d'accord avec cette puissance.
J'ai observé à l'Empereur que je ne voyais pas la possibili té d'etre d'accord avec l'Angleterre et lutriche en niéme temps, du moment que ces deux puissances soutenaient des prin-cipes diametralement opposés. Lui ayant en outre parie du mauvais effet que produirait en Italie l'admission du Pape et du Roi de Naples au Congrès, il m'a repondu que ces Princes ne tarderaient pas à faire des concessions qui feraient eesser leur impopularité. Je me suis eucore une fois permis d'en douter.
C'est alors qu'après avoir cherché a demontrer que quelque soit le résultat des négociations préparatoires pour amener une en tenie entre les Puissances, le Congrès ne pò urrà se réunir de long temps, j'ai fait ressortir la difficulté, si non l'impossibili té, de maintenir l'ordre dans l'Italie centrale, et j'ai natu-rellement conci u que la régence de Prince de Carignan aura il conjuré les dangers que je croyais inévitables. Mais tous raes efforts ont échoué, et il n'y pas eu raoyen d'amener l'Empereur à dire qu'il ne désapprouverait pas la Régence. J'ai mème ajonté d'un ton de plaisanterie; Dites seulement qu'elle ne