Rassegna storica del Risorgimento
DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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cte 'Vècchi di Val Cisrtton
vous contrarie pas trop . Avec la voix la plus douce et les paroles les plus amieales, l'Empereur s'est refusé constammeni à toute concessimi, et il a longuement argumenté sur les consé-queuces fuuestes que la Régence aurait pour l'Italie et pour nous eii parliculier. Donc, ai-je flit, V, M. ne petit absolument rien faire pour ces pauvres populations que nous avons sou-levées et qui ont organisé la resistance d'après nos encoura-geinens, pour ne pas dire nos conseils? Si le désordre s'entroduit dans les Romagnes ou en Toscane, dans peu de semaines tont l'Italie meridionale sera en feu... que de mallieiu*s je prèvois! .
L'Eni pere or a dit: S'il y a des désordres à Modène ou à Florence, envoyez des troupes, mais avec une declaration formelle que vous n'entendez pas vous emparer du pouvoir. Je dirai que je vous Vai con sei Ile .
Les idées de l'Empereur ne paraissent pas définitivement fixées à l'égard de l'organisation de l'Italie. Il a avoué que la Duchesse de Parme jusqu'ici n'a pas consenti à accepler Modène au lieu de Parme : il a ensuite parie de l'annexion de la Romagne à la Toscane avec Massa et Carrara etc. Je n'ai pas mauqué de combattre ces combinaisons, et je lui ai surtout dit qu'il ne pouvait ignorer qu'il étail indispensable d'adjuindre Massa et Carrara au Piemont. Sur cela il a répondu qu'il était occupé à écrire une lettre au Boi, dans laquelle il lui exposait ses idées, et il a ajouté que sa lettre serait écrit de manière à pouvoir étre publiée. Je n'ai pas osé lui demander dans l'interet de qui. H m'a en effet envoyé cette lettre le lendemain. V. E. en connait la teneur.
Tous ses discours témoignent qu'il tient beaucoup à la res-tauration du Grand Due de Toscane, mais il n'a pas parie de notre concours. Lui ayant observé que sans l'intervention etran-gère la ebose ne me paraissait pas possible, il m'a repondu qu'il n'y aurait pas d'in ter ventiou, mais qu'il était assuré que le Grand Due avait un grand parti. J'ai repondu que mes infor-malions ne me permettaient pas de l'adniettre, et j'ai de nouveau rni.E en avant le suffrage universel, cornine moyen de constater ou pour mieux dire de confirmer les veritables voeux des populations. Il m'a repondu qu'il pensait que le Congrès aurait adopté ce moyen. Je lui ai dit que nous serions reconnaissants s'il pouvait l'obtenir, pourvu qu'on prit les garanties que la rnanif estation de suffrage serait soustrai te à toute intrigue. ,