Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <913>
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La missione Dabormida a Parigi nell'ottobre 1859 913
quence annoncé à mon interlocuteur que je soumettrai Ies mèmes observations au Conseil des Ministres a Turin, qui les examinerail et deciderail s'il étail le ca6 de les présenter et de les soulenir.
M. Walewski m'a dit que les observations que nous serions dans le cas de faire seraicnt examinées avec sollicitude, et m'ayant ensuite prie de ne pas faire attendre trop long temps nolre réponse, je lui ai promis de la lui envoyer le plutót possible.
La conversation politique qui est venue naturellemenl ensuite, n'a pas changé de caractère; on a répeté beaucoup de choses dites dans la première audience. Mais e*est avec bien de surprise que je l'ai entendu me dire de nouveau qu'il comptait sur nolre concours pour les restaurations. Je n'ai pas besoin d'ajouler que je lui ai renonvellé les mémes déclarations for-melles que je lui avais déjà faites dans la première entrevue. J'ai dù également m'étonner, lorsqu'il me fit comprendre sans détours et contrairement à l'avis de l'Empereur, que l'entrée de nos troupes dans les Duchés aménerait la guerre avec l'Au-triche. 11 s'est étendu beaucoup sur ce point, et il a combattu le projet d'occupation avec une vivacité extreme.
Le C.te Walewski m'annona à la fin de notre entretien qu'il venait de recevoir du Gouvernement du Pape l'autori-sation de faire connaitre aux puissances Européennes sa cìéter­mina Lion de faire les concessions demandées par la France, e'est a dire, qu'il instituerait un corp éléctif (je ne me rappelle pas s'il lui a donne un nom) qui serait appellò à voter le budget, un Ministère laic, des Gouverneurs laics, etc.
Je lui ai exprimé avec francbise mes doutes que ces con-cession puissent ètre de nature à garantir une marche sincère du Gouvernement dans mi sens liberal.
Il a eu l'air de le croire pour son compte, et il espère aussi que le Roi de Naples donnera des institatious libérales.
Somme toute, le C.te Walewski est persuade que les affaires d'Italie s'arrangeront avec une grande faci li té, que tous Ies Gou­vernement de la Péninsule sont animés des meilleures intentions et que les populations italiennes auront lort de ne pas se con-lenter de leur sort. Avec des idées semblables, il est très douteux que nous puissions, dans un Congrès, mareber d'accord avec le Gouv.1 Frangais.