Rassegna storica del Risorgimento

DABORMIDA GIUSEPPE ; PARIGI ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <915>
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La missione Dabormida a Parigi naif ottobre 1859 -9IS
Que V. M. me jiieriiioite senlement de rappcler de nouveau soìrì attention sur la significa ti on d'un tei acte. La régence u'avait nuilenierit pour bui de préjuger la question et l'action du CongrèSéllc n'avait et ne pouvait à mes yeux avoir d'autre but que celiai de douuer une garantie d'ordre >ét de sàtisfiaÉip le sentiment menarchique des popnlations.
La désap proba tion formelle de V. M. ayanL rendu impos-sible l'acceptation de la régence, le Gouvernement du Roi n'avait que deux partis à prendre : on refuser pureinent et sim-plement la régence, ou recourir a un de ces expedients qui sou-vent ont été eniployés avec succés daus les complicati ons les plus difficiles. et qui dan> le cas nctuel aurait dù avoir pour résultat d'eviter tout prélexte raisonnable d'une intervention dans l'Italie Centrale et en me me temps d'atteindre le but principal que se proposaie.nt les assemblée?- par le vote de la régence, efest à dire une garantie morale du ma'mtien de l'ordre public.
Le refns pur et simple de la régence aurait amene des con-séquences bien fàcbeuses. Telle est ma conviction et celle de mes collègues ainsi que de tous les bommes sérieux de no tre pays. Les assemblées de l'Italie Centrale, repoussées par le Roi et le Prince de Carignan auraient peut étre porte leur vote sur des noms ayant une tout autre signification, et le mouvement ordonné et monarebique de ces provinces aurait pu tout-à-coup prendre une direction opposée. Ce n'était là ni l'intérèl du Piémont et de l'Italie, ni l'intérèt et la volonté de V. M.
Le Gouvernement du Roi s'esl donc abstenu de répondre par un refus pur et simple. Pénétré de ses devoirs de Gouver­nement Italien, sentant tout le poids de la responsabilité immense qui pese sur lui et se rappelant les déclarations de V. M. sur la nécessité de conserver avant tout l'ordre en Italie, il a conseillé au Prince de Carignan de ne pas accepter la régence mais d'indiquer coni me régent de l'Italie. centrale le commandeur Boncompagni. Ce conseil a été agrée par le Prince.
Cette mesure, essentielleuient provisoire, ne préjuge aucune question; elle ne He aucunement la li berte d'action du con-grès; c'est un acte, si je peux m'exprimer ainsi, purement con-servatoire. Elle n'implique aucune intervention de la part du Piémont; elle ne saurait donc jnstifier une intervention de la part d'autres Puissances. En mème tems elle suffira, je l'espère.