Rassegna storica del Risorgimento

CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <1028>
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Francesco Salala
minai nes et pboenicicnncs (irouvées toutes dans l'ile); celle dentière panie est fort nombrcuse el presque (inique en son gerire, elle donne à cet établissement un inlérél fort grand. Je me rendis ensuite à l'hópital de la ville, doni je fus exirémcment mécontent; si mon voyage n'eùt que la scule fin de réparer Le mal que j'y vis, je pourrais encore m'en féliciier.
J'eus ensnite de nouveau les audience!? publiques. Le barou de Sorso (10) (frère de la marquise de S. Maurice) qui est le leu datai re qui jouil ici de la plus grande eonsidération se trouvant èlre gentiPbouime de la Chambre effectif, fait Service al ternani avec La Mar mora (U). Après les audiences je me rendis dans une maison que le corps de ville m'avait fait préparer pour y voir les courses dites de St. Michel (12). Elles furent très nombreuses, quoiqu'on n'eut pas accepté tous ceux qui s'offrirent pour en faire panie, les demandes s'étant élevées à cent. Les; hommes étaient masqucs, couranl de deux à cinq de front s'entretenant, et faisant toutes sortes de tours de force sur leurs excellents chevaux, qui couraient de tontes leurs forces sur un pavé des plus glissant, et qui d'était l'autant plus qu'il y avait du vent. On avait voulu sabler la rne, mais les coureurs s'y opposèrent avec obstination. Le General avait aussi ordonné qu'il y eut des soldats pour faire lenir fa fonie contre les murailles pour prevenir tout aecident, mais ayant su que cela faisait une grande peine, je fis révoquer cet ordre. Les chevaux passaient donc au milieu de la fonie; gràce à Dieu, tout y réussit dans la perfection la plus désirable; la fonie dans la rue, aux fenètres, partout étaii immense; le coup d'oeil supperbe. On m'y accueillit avec de grandes démonstrations d'attacberaent. Tous les coureurs après les courses défilèrcnt devant moi; puis ils suivirent les voitures qui nous conduisaient et vinrent encore défiler sous mes fenètres.
J'eus de nouveau un grand diner, ayant invite presque tous les anciens fenda-taires, mème ceux encore jeunes et chefs des familles. H parait que les politesses que je leur fis, les ont enchantés et tontes les classes rivalisent à qui montrera le plus d'affection. La ville fut encore illuminée en ce jour.
Le mercredi fnt une journée assez fatigante; car sans parler du travail des si nombreux mémoires et suppliques que je recois, je visitai douze établissemenls différents. Je commencai par l'arsenal qui est une très jolie miniature en compa-raiEon de celui de Turin, mais qui suffit pour les besoins de l'Ile. Il fut construit depuis mon avèneinent au Tróne; je l'ai trouvé bien tenu; on y attive en tra-versant une grotte que l'on a perce à cet effet dans le roc. Je me rendis ensuite a Thospice des orphelines en passant sous le palaia des Sudate, qui a aussi été construit depuis que je suis Roi. C'est là qu'en certainB jours de l'année le Vice-Boi et les magistrata se réunissent pour délibérer sur les demandes et le sort des pri-sonniers. Je tronvai cet hospice d'une ielle propreté et monte de toutes manières dans une perfection si grande, que je crois n'avoir jamais vu un établiSBement de
(10) Il Consiglio Civico avevo a questo scopo destinato la casa Piiiior {Cuzzeiia Piemontese, 29 aprile '41).
(11) Amat di Sorso marchese d'Albi barone Vincenzo, gentiluomo di camera
di S. M. il Re. , -3 ,. a
(12) Ferrerò delìft Mormora marchese Carlo, gentiluomo di camera di b. M,