Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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pagina
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1029
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/ diari dì Re Carlo Alberto sui due viaggi in Sardegna 1029
ce genre sur mi tei pied. J'ai donne la croix de St. Maurice a rEcelésiasliquc qui le dirìge, qui est un saint nomine dans le genre de Cottolengo (13).
Je me rendis ensuite à la salle d'anues qui n'est point à l'Arsenal; puis je VÌS la Casernc des Bersaglieri et ensuite celle des artilleurs. J'allui eneuite à la poudrièrc en traversant la promenade publique qui est aussi un nouvelle oréalion dans le genre de celle de Gèneè; elle est fori jolie et l'on y a une vue superbe: les moulins de la manufacture ne vont ni au inoyen de l'eau ni de chevaux; mais par le travail de six galeries pour chaque roue qu'ils font mouvoir, comme celles des cages d'écurcuils. Je visitai puis la caserne des chevaux légers, et après celle des chasseur gardes; il est vraiment impossible d'en voir de plus horrible et où de malheureus soldats soyent plus mal; aussi vais-je en faire construire une nouvelle. En compensation la vue de l'hopital militaire me salisfit extremement; il est fori bien tenu et assez aombreux; recevant des malades de divers pò ini? de l'Ile; j'y vis un invalide qui a 98 ans. Je fis encore une course jusqu'au Lazaret qui est à plus de deux mille et demi éloigné de la ville; e'est une de raes créations dont on se promet ici de grands avantages; la constructioa m'a pam bien entendue et j'espère avoir rendu par là un bon service à ce Pays. On vcit dans le cimetière de cet établissement un tombeau assez élégant entouré d'une grille qu'on y fit élever en l'honneur du general Perregause. En m'en retournant je descendis à l'hospice de S. Lucifero, où. Fon apprend divers raéiiers à de pauvres enfants; ce que j'y lemarquai de plus curieux ce soni des ouvrages en colon faits avec dn coton recueilli dans un champ attenant à le méme hospice. Je terminai cette tournée qui dura cinq heures par entendre et recevoir la béné-diction dans l'Eglise des Scolopii, qui me montrèrent ensuite leurs écoles où. ila instrai seni huit cents écoliers externes; je visitai aussi une panie du Couvent. Je me fis porter dans ce long tour par mon cheval Espagnol Lampres, dont vous vous rappelerez peut-ètre.
Vous croyez probablemenl. chère Coni tesse, que ma journée se termina par le diner: Oh mon Dieu non, à neuf heures du soir je me rendis au Théàtre, où la ville m'a vai t fait préparer un bai dans 1 equel on avait rcuni les deux classes (14). On commenda par chanter sur le terrain des acteurs un hymne en mon honneur; puis le bai commenda; les loges étaient remplies, mais la société se tenait dans le parterre où l'on dansait; les Dames étaient placées sur deux rangs avec un espace derrière elles qui permcttait de circuler. Il y manquait beancoup de Dames. lion senlement à cause de maladies; mais par la retraite forcée des parents de la Baronne Tenlade et d'un Feudataìre que j'avais fait inviter à diner; mais de la préscnce dn quel je fus prive vu que sa Dame avait été emportée par une apo-plexie; et parce que peu de Bourgeoises osèrent s'aventurer an milieu de la
(13) Direttore interno del Conservatorio delle Figlie della Provvidenza, premiato dal Re, era il sacerdote Lorenzo Frassctto. Questo premio scriveva la Gozzetto Piemontese - - dato dalla Maestà Sua alle lunghe* zelantissime, bene intese ed affettuose cure del Frassetto è stimolo altissimo al beriu operare a beneficio della patrio e può fruttare in ita lori di questo benemerito sacerdote .
(14) Nel descrivere questa festa la Gazzetta Ufficiale (29 aprile) mette in particolare rilievo che il Principe Reale aprì il primo ballo dando la mano ad una dama appartenente all'alta aristocrazia sarda, ed il secondo dandola ad una borghese cagliaritana .