Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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pagina
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1031
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/ diari di Re Carlo Alberto sui due viaggi in Sardegna 1031
appris une chose qui ni*a bicn salisfait; permeilez-moi pòunani de ne vous point dire ce que c'est, il faut qne je me fasse dea provisions pour mon retour.
J'eus en ce jonr, outre Ié courrier, de longues andiences publiques pendant lesquelles j'avais envoyé mon fila à la chasse; j'y ai appris par rhomme d'affaires de troie Feudataires Espagnols qui vont me céder leurs fiefs et qui sont les derniers qui restcnt à liquider; qu'ils comptent d'employer tona leurs capitaux h acheter des biens dans notre Ile; et que de plus qne le Due de Mandas compte d'employer trois millions de réaux à fonder un grand, établissement agricole. Comme vous le voyez c'est une vraie bénédiction de Dieu. Feu avant le diner je me rendis dans l'Eglise de S. Croix qui appartieni à l'ori Ire de S. Maurice où je regna la bénédiction. J'eus de nouveau un grand diner. Un petit feu ayant pria dans la cuisine ou une de ses attenances, un soldat monta sur la fenétre pour s'y employer de son mieux malgré qu'elle fui à une élévation assez considérable au dessus du jardin; son dévoument eut un heureux snecès; mais snr un nouveau soupgon de feu ayant voulu avec la méme courage refaire la mcnie chasse, un coup de veni très violent le precipita en bas; il ctait dans un état déplorable...
Je donnai la croix de S. Maurice au premier Syndic et je fis noble le second. Je nominai gentilliomme de la Chambre honoraire le Marquis Laconi (16) qui est le chef béréditaire des éiats de la noblesse, et je donnai encore la croix de S. Maurice à deux magistrata, ainsi qu'à deux membres de l'Université.
Je ne retina que deux seuls valets de pied, et je fis euibarquer tona les gens dn service sur le Trìpoli, dans l'espoir qu'ils arrivaient plusieurs heures avant moi à Oristano. Désirant emmener à Turin pour le service de ma chambre un sarde habillé en milicien de Cagliari, j'avais donne la commiasion qu'on me recherchài un jeune homme apte à cet effet. L'on m'en presenta un qui fot admiré par tout le monde d'une élégance parfaite; tout élait presque conclu avec lui, lorsque j'appris que c'était Ini qui vendait ci taillait la viande pour notre maison, et je renoncai à le prendre. Cette profession étant chez nous considérée comme vile.
Le samedi a été une journée de grande adivi té: j'entendis la messe à quatre heures du matin. Je fis donner une gratificatoli à un pauvre vieillard dont je n'appris qu'en sortant de la Chapelle l'existence et sa gioire ignorée: chargé en 1793 de défendre une des tous contre les Frangala, il ae battìi contre eux pendant trois jours, quoiqu'ila l'alt aquèrent avec du canon, et cela pour ainsi dire tout seni; car de cinq qu'ils étaient, deux fnrent lués, et deux mia par des hlessures hors d'état de servir les deux pièces qu'il poi mai t contre l'ennemi, qui finii par se retirer; mais l'immense et contumelie fumèe qu'il y eut dans cette tour pendant ces troia jours le rendit aveugle.
Je montai dans le landau du General et après avoir eu d'asse/, bonnes nou-vellea du soldat par le Capìtaine à qui j'en demandai, je parti conduit par les chevaux de la diligence; mais nona n'étionn pas encore arrivés à la longue descente pour fai re le tour extérieur de la ville, que les chevaux a'étant jetés opini àtrément de coté endommagerent la volture sona une des portes et nous rompirent le grand palonnicr; il fai lui dune cnvoyer cnercher les ouvriera de l'artillerie et nona per-dimes là une henre et tifi quart a attendre à la ]>luie que le travail se terminai.
(16) Aymerieh marchese di Laconi Ignazio, prima voce dello stamento militare in Sardegna, gentiluomo di camera onorario.