Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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Francesco Salata
Je fis ce voyage par terre parce que l'on s'était fort recommandé et que l'on innata ponr que je visitasse le grand établissemeni agricole de S. Lori (17). Je qui Hai t la grande route à Serrenti, et là je monlail à cheval pour me rendre a la première dea grandes fermes baties près de l'Ancien Marais. Cesi un iravail superbe, cette immense quantité de lerrains converte d'une eau malfaisante et maintenant complèttement à sec, et on y voit sur plusìeurs centaìnes de journaux une très belle réGohte d'orge et de fèves. On est parvenu à cette grande oeuvre en creusant un très profond canal qui a sept mille quatre cents mètres de longueur et plusìeurs autres pelils canaux; quatre vingts paires de boeufs sont employés à la cullivation. L'établissement possedè grand nombre de charrues et d'instruments fort ingénieux faits d'après les nouveaux procédés, et a des aleliers pour les réparer. On construit une seconde ferme où se irouvera l'Eglise; deux antres de ces fermes doivent encore étre élévées; la concession etani de BÌX mille journeaux les trois concéssionaires francais s'y trouvaient et vinrent à cheval an devant de moi, ce sont M. Hersan, de Montarlier et Ferrand (nomine de lettres).
Quoique j'eus protesté depuis Cagliari, je ne puis faire à moina que d'assister à un déjeuner qu'ils m'avaient fait préparer, et lorsque j'entrai dans la ferme à cet effet le dernier de ces Messiurs me presenta Madame qui l'a accompagné dans ce ai intéressant, mais si triste séjour. C'est une jeunesse Daupbinoise de huit ans de mariage, qui avait une robe de soie amarante avec un bonnet d'où pendait une piume bianche; je ne fis que m'approcher de la table tenant mon chepeau sur la table formée par une portion de mon corps; je ne pria rien ayant fait un voi ture mon frugai déjeuner, je fus place entro les deux époux. Je vous conterai ce déjeuner chère Connesse, fori appréciable par la bonne volonté qui le fit offrir, mais qui fit soupirer cette pauvre dame, dans sa marche gastronomique.
Je mis encore une henre et demie pour rejoindre nos voitures dans le villagc de S. Luri; nons ne pumes arriver qu'à huit heures du soir à Oristano. Nous tronvàmes la ville illuminée et nos gens qui n'étaient arrivés que depuis une demi henre; tant la mer avait été mauvaise; quelques nns par mi eux se crurent méme perdna dont l'embarcation qui les condnisit à bord; les deux seuls courriers firent une résistance héroi'que. À part le déjeuner et les désagréments d'une volture extremement étroites, je n'ai qu'a m'applaudir de cette course; car la vue des campagnes ne me parait plus reconnaissable de ce que je la vis; à perle de vue tont ce qui peut étre culiivé l'est; le progrès est vraiment immense; ce qui est encore en arrière, e'est les pianta tions d'arbres. Je fus recu avec des grandes démonstra tions; mais c'est snrtout lorsque je suis à cheval que les paysans montrent le plus d'élan; ils se mettent alors presque tous à genoux en criant viva Sou Rey. Je tronvai parto-ut les Milices à cheval; et près d'Oristano un cerf en traverà sur nn cheval, ayant été ebassé pour moi par ces braves gens. Cornine vous com-prenez le dinar ne put se tcrminer que tard.
Dimanche, avant la messe de Midi, je vis definir, m'étant place sur l'escalier de la Cathédrale, les Miliciena d'Oristano et des communes environnanies au
(17) Alla visita Reale a allo Stabilimento Vittorio Emanuele presso Sanimi a la Gazzetta Piemontese del 28 maggio 1841 ha dedicato una lunga appendice, concludendo: La visita di S. M. allo Stabilimento Vittorio Emanuele sarà avuta da tutta la Sardegna come il più lusinghiero e più efficace incoraggiamento dato all'industria agricola, che e la prima di tutte le industrie.