Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
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Francesco Salata
au Due de S. Jean (20). Nous y assisiàmeB a une péche d'une espèce de poissons appelés Mugnai, qui est dea plus originale el inléressantes, vu qu'après avoìr traqué ces poissons de chambre en chambre, à peu a près cornine on le fah pour la péche du thon, ce sont des plongeons qui vont les prendre avec leurs propres mains an fond des eaux; ila leur font pula passer des cordes à traverà les oreilles et la bouche, les enfiIani ainsi orarne des graines de chapelei, ponr ne les point perdre sans sortir de Fcau. Je fus frappé du long temps qu'ils peuvenl resister sans respirer; j'en vis aussi un faire une chose incompréhensible, qui fui de lenir avec la bouche deux gros poissons et de plonger ainsi et de reparaitre sans les avoìr abandonnés. A la fin de la péche on prit aussi quelques poissons dans un petit réduit où ila s'étaienl retirés un moyen. de tridents. Tonte la péche réunie pouvait peser environ cinq cents livrea;
Les campagnes ponr parvenu: à ces étangs étaienl tonte* euliivées et olirai ent un aspect des plus fertiles, on y voyait beauconp de bestiame, des boeufs, des chevaux, des moutons; nous passàmes aussi près de jardins qui avaient de très beaux arbres. L'aspect de hi ville est loin de pouvoir se comparer à celui des campagnes ; on la dirait presane dans l*état de deslruction d'une cité abandonée après un siège. Les bons habitants avaient appone à nutre cuisine une quandté de provisions.
Mordi 27. - - Nous partimes en volture à cinq heures du raatm pour rejoindre le Tripoli qui se tronvait a l'ancre près de l'endroit où nous fhnes hier la péche, je vis avanl de m'embarquer un sanglier qui m'avait eté envoyé par le Marquis de Boyl. Après que je fus monte à bord on y hissa encore quelques effets et valises, dans Fune desquelles se tronvait deux cents francs en écus que Canna (21) y avait placés; ce qu'il y a de certain, e'est qu'il n'y étaient point bien en sùreté; car ils tombèrent dans la mer. (Ah si Castagne (22) l'eut vu!). Après avoir cheminé environ troia mille, le batiment s'arréta, et nous descendimes à S. Giovanni de Sinis (l'antique Tarros (23): où Fon fit des fouilles que Fon y avait préparé. J'y vis plosieurs anciens tombeaux absolument différents de ceux de Solenzio; on Ica tronvait en de certains endroits à la profondeur de cinq mètres; ils formaient des chambres construites en grandes pierres de faille qui pouvaieni avoir de troia à quatre mètres carrés, et qui paraissent avoir été deslinés pour des fami Ile? entières; aussi étaient-ils remplis de vases. d'urnes de toutes sortes d'espèces et de formea, et dont une panie étaient remplis d'ossements. On en trouva plusieurs qui en fait d'art paraissent des objeta précieux: deux d'entre eux étaient en cri stai on en verr, et d'une dimension aasez uonsidcrable; on y trouva aussi, mais oxydés et en partie presane compietemelit detruits, pluaienrB objet en bronze, surtout
(20) La peschièra di Ponti*.
(21) Gian Michele Canna, segretario dell'Economato, commissario del mante* n'intento ordinario della Real Casa.
(22) Cav. Cesare Trabucco di Castagneto, sovraintendente generale del patrimonio particolare e della cassa privata di S. M., segretario privato.
(23) Anche Alberto de La Marinara nel ano Itineraire de Vile de Sardaigne fTurin. 1860) parla degli scavi fatti eseguire a Tharros in presenta del Re Carlo Alberto, ma li pone nell'anno 1842, invece che nel 1841 (p. 577).