Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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pagina
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1037
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1 diari di Re Carlo Alberto sui due viaggi in Sardegna 1037
Maffey saus son cavalier; puis après qudìqùeg minutes nous entendimes de grande cris d'un paysan qui appclait. Nous nccurùmes, nous le irouvàmcs déjà relevé ayaut repris la connaissance qu'il avail perdue, mais assez abusourdi, ayant une blessnre sous Tos de la joue droite. Après àes conjectures" ayant quelques preuves, il parait qu'ayant la vne très basse, il fui pris et renversé par les branches d'un arbre qu'il ne vii point, et ne fui pas à temps d'éviter, car il élaii au pied de l'arbre doni les branches étaient cassées. J'avais beureusement sur moi mon petit Bacon dont il bui à plusieurs reprises, el il fui pansé avec deux de mes mouchoirs et avec de l'cau què Melura. avait apporlée dans une petite bouteille pour mon déjeuner. U se reprit si bien qu'il put continner loule la ebasse, ce fut une vraie gràce de Dieu. Au second affùt on prit deux sangliers; dont un fut blessé par Victor et poursuivi ensuite par des hommes à chcval, ce qui forma un charmant coup d'oeil qui me rappela mes ebasses de Toscane. Les chiens prirent aussi un cochon domestiqne qui s'était échappé dans le bois, les paysans paraissaiem attacher plus de prix a celie proie qu'à celle des bétes sauvages. Le bon gros Delitala, Vittorio et le general Sedilo (28) m'accompagnèrent; plusieurs personnes. da pays la dirigeaient sous un certain chevalier Quaruggiu, major des Milit-.es, qui marche consiamment devant moi pour me monirer la route. Au retour je lui fis donner une belle boite et une gratincation pour les paysans; et je ns payer le porc à son propriétaire.
J'appris de Deassarta (29) en cheminanl un abus assez curieux qui exisiait encore dans toute l'Ile; c'est que les autorités pouvaient pour de légers prétextes faire metile pendant quelques heures des hommes aux caps. J'avais eu un recours d'un négociant que l'appris en méme temps ètre presane fon, mais qui pretendali y avoir été mis cent quarante quatre fois, J'ai aboli cet abus.
A mon retour, je trouvai dans l'anticaiubre deux frères agés de dix neuf el de seize ans absolumeni nains; mais d'une telle facon que l'un d'eux depasse de peu mon genou; ils étaient babillés en moines ayant été recueillis par charité dans un Couvent, un Francais ayant voulu les acheter. Je recus, puis vers les cinq heures je me rendis de nouveau dans le port sous le pavillon pour y voir une pèche que la Ville m'avait fait préparer; on avait battu la mer et ramené le poisson près de l'endroit où je me trouvais, dans l'espace assez restreint on on les avait rassemblés des hommes fort adroits les prenaicnt avec des iridents sans presque en manquer aucun. Lea murailles ainsi que plusieurs barques étaient couvertes de monde, ce qui faisait un très joli effet. Un orage assez fori clant survenn, cotte fète marine se termina avec de l'eau, ce qui parfaii. Les chasseurs ont encore envoyé nn troìaième sanglier. J'eus outre les trois niessieurs qui m'accompagnèrent à la oliasse. le Syndic chevalier Ballerò et le Comandant chevalier Deandia à diner. Je fais partir ce soir presque tout mon monde sur le Tripoli pour Porto Torres pour de là, s'il leur est possible, me preceder à Sassari. Notre cuisine fut encombrée de dona de toutes espèces, l'on dirait le voyage d'un Souverain dans le moyen-age. Je ne pourrai assez dire avec quali élans d'affection l'on me recut dans fótte petite ville, mais si Intéressante
(28) Delitala di Sedilo, don Filippo, maggior generale.
(29) De Asarta conte don Giacomo, incaricato delle funzioni' di Viceré e Capitan Generale del Regno di Sardegna.