Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
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1934
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Francesco Salata
Vmdradi 30. - - Un pcu avani ncuf beurs je panie ce inalili d'Alghero mon cocur se trouvant dans un état phénoménal pour moi: j'étais joveux. En effet à mon arrivee à Sassari je irouvai Ica dépéches qne j'attendais, j'eus consolaiion et tristesse: ah oui tous Ics jours de pina je dois m'en convaincre... Mais je m'arrète: qne font Ics sentimento de ma pauvre àme à mon journal!
Jc dirai donc quo mon départ fut presque aussi briliani que mon entrée, les fenétres avaient des tentures. la fonie m'accompagna hors de la ville avec de grandes acclamations. En cinq heures de temps la dislance fnt franchie, je montai de nouveau l'exccllcni petit cheval qui me porta à la clias.se; puisque j'en parie encore je ne dois pas oublier de dire que des paysans apportèrent hier soir le Daim que j'avais tire et qu'ils tronvèrent ayant été hlessé. Le general Sedilo qui n'avait pu arriver assez à temps pour le diner d'hier m'accompagna pendant tonte la route, ainsi, que le bon gros Detitala sur son vieux cheval; on peut hien dire que Maitre et bète fi reni chacun un miracle dans lenr genre. Il est impossihle de dépeindre à quel point l'on me féta à mon entrée dans cette ville, à quel point le fonie était grande, toutes les fenétres bien drapées, gamie de monde, et combien les cria (sic) étaient brnyants et paraissant partir de sentimenti; affec-tneux. Peu après mon arrivée je vis défiler huit cents miliciens tous à cheval. Je recu toutes les autorités après avoir In tout ce qui m'interessai! le plus, et je n'eus à diner que le gouverneur general Andreis, le general Boy! et Octave La Marmora.
On chercha à m'induire à aller encore en Galliera, mais je suis irop presse de m'en retourner à Tourin pour le me laisser moins dn monde tenter. La ville m'avait aussi fait préparer une ou deux belles chasses auxquelles je renonce. Je ne dois pas oublier de dire que dans l'espace que j'ai parconru aujourd'hui je vis grand nombre de champs mis en culture; des clótures et mème qnelques fermes; le progrès agricole est vraiment surprenant et ce qui est bien fait pour faire plaisir, c'est de voir bon nombre de ces pàtres habitués ! la vìe errante et qui sont le fléau de la Sardaigne, construire des habitations, clore des terrain (sic) et se transformer en cultivateurs. J'ai appris aujourd'hui en faisant l'expérience un moyen de se bianchir les dents qui me parali préférable à l'emploi des pudres des dentistes; c'est de se les frotter avec du charbon tamisé produit par des galettes brulées.
Parmi toutes les lettres que j'ai recnes il y en a une assez remarquable, elle est de la Princesse de Canino croi m'exprime bien vivement sa reconnaissance, celle de son mari... Il est vraiment curieux après tout ce qui s'est passe, de voir la famille Bonaparte m'éxprimer de tels sentiments... mais Dieu est grand.
Sunteili 1 Mai. - Avant de commencer le journal de ce jour, je dois dire qn'il y eut hier soir une superbe illumina timi dans la ville, d'après ce qui me fut dit. Ce matin l'Archevèque ayant dit qn'il y avait l'obligaiion de la messe, je me rendis à dix heures a la Cathedra!*; ce Prélat déscendit la mitre en téle presque tout l'escalier à ma rencontre, il fonctionna lui-méme; il y cut aussi le Te Deum et la bénédiction; ce qui dora prèf d'uno henre; il y avait une grande afflneiicc de monde. Je me rendis cnsuhe sur la placo dn chateau où je vis travailler le corps frane commende par le Coloncl Imoda. J'entrai ensuite dans le chàteau pour y voir la caserae des cfaevaux légers, après quoi je me rendis a celle du corps frane, que je visitai en déiail passant au milieu de tous oes hommes. qui soni non etriement Pécume de Parméc, mais parmi lesqueb il y a aussi plusienrs bourgeoia