Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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pagina
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1039
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/ diari di Re Carlo Alberto sai due viaggi in Sardegna J.039
enróles de force. De là jc passai à J'Orfanalrofio qui est un nouvel établissement. fonde depuis mon règne, auquel j'ai fait donner le locai duns lèquel U est établi ; il s'annoce fori bien et j?èspcre qu'il finirà par étre d'un vraie utilité à cette province. Je vis ensuite le Collège des Jésuites qui est peu nombreux: mais où ils tienneni les écoles publiques donnant ainsi l'instruction à troia cents enfants. Ils m'y firent harangner par plusieurs élèves, parnii Iesquels se trouvail le derniér des frères Boyl. Finalement, j'entrai dans le locai de rUnivcrsilé. où l'Archevèque m'attendai ainsi que les professeurs et les étudiants; on m'y montra outre la Bibliothèquc et le cabinet de physique, un immense et beau salon pour les grandes réunions et une chambre où l'on a réuni quelques antiquités précieuses. n sor-tant je montai à cheval pour voir encore une fois l'ancienne et belle fontaine et les faubourgs qui se construisent en ce moment qui comprenneut grand nombre de batisses d'un slyle assez noble; ce qui augmentera bien sensiblement la ville; mille obstalces s'étaient opposés à cet agrandissement que Fon désirait depuis long* temps; ce n'esl que depuis quelques années que j'ai tout surmonté.
J'envoyai Victor voir une maison de campagne, Ut ville etani entourée de très jolis jardins; et je m'en retournai au palais, où j'eus les audience publiques; ce fui le marquis d'Iteri qui est gentilhomme de la chambre qui fit le service. Peu après qnaire heures on vini me prevenir que des courses de chevaux que l'on m'avait prépares étaient prétes; je me rendi s à pi ed à l'hotel de ville, du balco n duqnel je les vis passer; s'étant faites an milieu de la grande rue qui traverse presque tonte la cité. Eiles se fcsaient dans le genre de celles du Piémont, à l'exception que les Fantini couraient sans selles; la première de ces courses était formée de seize chevaux; le coup d'oeil qu"offrait la rue était superbe. J'eus l'Archevèque, le Président d'un tribunal, le Commandant. le Syndic, le Colonel Imola, Boyl, Iteri et Albini à diner.
J'ai appris avec salisfaction que par une vraie grace du Seigneur, que le brave soldat qui était tombe de la fenètrc dans le jardin à Cagliari pour éteindre le leu guérit. Je terminai la journée en allant à un bai que la ville m'avait fait préparer dans hi théatre, à l'instar de celui de Cagliari; j'y fus condii il dans la carrosse de l'Archevèque et quoique la distance fut assez courte. un des chevaux tomba à deux reprises. La salle était très jolie fori bien éclairée; mais plus petite que l'antre; ce qui ali ai t fori bien, vu qu'il y avait moina de monde; mon maintien 5- fui absolument le ménte qu'à l'autre bai. Il y avait des élégances et entre antres anatre Demoiselies avec des habits nationaux, aussi riches qu'élégants. Le projet primitif avait été de donner un bel masqué; mais Deassart s'y était oppose. On me montra deux Francata; un qui a une longue barbe que pourrait envier un sapeur, qui est ici depuis deux moife'g et un Comte de Coligny qui voyage. On exéouta la danse nationale avec un grand enthousiasme; jusqu'au Lieut. General Boyl et au General Sedilo en firent panie. On y fit de grands Viva en mon honneur. Je ne dois pan oublier de dire que troia des généraux a ma suite dansèrent. Qucfques minute* a vani minuit j'étais de retour au palai-. La ville était encore itluuùnéc.
Dimane/te, 2 Moie - - Ce Cut dans l'Egliae des Jésuites que je me rendi véra le midi pour y entendre la messe, qui y fut cólébrée en grande cérémonic; la fonetion fui fori belle et majestueuse; il y avait une grande fonie qui l'encombrait, et il en fut de méme dans dans les rues que je purcourus. grand nombre de paysans élant venus des environs avec leurs femmefi dans leurs si riches et bcaux Btours.