Rassegna storica del Risorgimento

CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <1040>
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1040 Francesco Salata
Je Ics tronvai dansant près dn palai et avant moine ma sorlic ile avaient déja exécutca leur dansc presque sous mes fenètres. Quoique Dimunche, jc re;us l'Evèquc de Tempio, qui étail arrivé aujoiird'hui memo ponr me voir, malgré san óge avance; jc vis aussi Ics deux Syndics; j'eus une assez longut; relation de Deassart et je lui donnai l'ordre d'annoncer cn gràcc de mon voyagc, ponr loutes les condamnalions de galère et de prison qui vont jusqn'à trois ans, un in dulie. Je lui donnai la croix de Commandeur, ainsi qu'aux Evéques de Bosa et de Tempio; je fis ponr les Syndics la mèrae chose que pour ceux de Cagliari; et j'accordai la croix an prcsident da tribunal, ainsi qu'à un des plus anciens professeurs de l'Universìté.
Je sortis à pied pour voir l'hópiial militairc qui à quelques bonnes chain-brées et que jc tronvai passablement tenu. Je visitai ensnite celui de la ville qui est beaueonp mieux que celui de Cagliari; mais qui pò urta nt laisse encore bien des choses à désirer. Je me rendis ensnite au Séminaire, où je fus recu par l'Archevèque. C'est un superbe bàli meni où l'on voit des constructions nouvelles et les traces des soins que le Prélat s'en prend pour le montrer aussi parfaìtement que possible. Je passai ensnite à la Cathédrale où l'on me donna la bénédiciion avec musique; avant de rentrer au palaia je vis encore l'établissement où les Scolopii instruisent qua tre cents enfants. Je n'eus à diner que Dclitala, Iteri, Filippo; Àndrcis et Sadilo. La ville fut encore illuminée. Le bai avait été dirige par un maitre de danse francais qui cumnle... deux emplois dans catte ville; car je le vis sur la porte de sa boutique de perruquier... Je terminerai par un autre faii assez curieux, un des personnages qui fut invite a diner dans ces derniers jours s'adressa à Octave La Mormora pour savoir s'il devait conduire son domeslique avec lui pour le servir. On joua à la nuit des fanfares sons mes fenètres.
a Tripoli , le 3 Mai 1841. La plus grande panie de mes gens et les équipages partirent à minnit pour Porto Torres et moi pen après cinq heures dans la voi ture de l'Archevèque; on poussa de tels eris (sic) hors de la porte de la ville que les chevanx s'effrayèrent et nons fùmes un moment arrétés. Avant de monter en voiture je fis acheter un cheval gris pour Ferdinand, et j'emmène aussi le bon petit cheval qui me porta à la chasse et d'Alghero ici, et que par suite d'un souvenir j'ai nommé Queriquet. L'Archevèque m'ayant dit qu'il y avait aujourd'hui obligation de messe, nous nous arrétàmes au célèbre sanctuaire de S. Gavino, où ce Prélat fonciionna lui méme. L'Evèque de Tempio y était aussi venu ponr me remercier. Je me rendis ensuite à pied jusqu'au Canal que j'ai fait constrnire ponr conduire de l'eau buvable à Porto Torres; c'est un travail des plus intéressante par sa construction ; l'eau y est d'une grande linipidité. La longueur de ce canal est de six millcs. Je continuai d'Eller a pied jusqu'à l'cmbarcation, étant passe devant la Caserne que j'ai fait constrnire, et ayant va l'augmentaiion de Porto Torres.
Le General Boyl, Dclitala, Sedilo, Iteri, Andreis, Grondona se trouverent ainsi que les deux Prélats; au moment do l'embarquem ent, il y eut un bai se-ma in au moment que je montai dans la barque. Deassart vint jusqne sur le Tripoli ; il me remit encore un botte qu'on lui avait envoyé de diverses choses trouvées dans les foutlles de Tbarros, après mon départ.
A huii heures et demie le baliment e mit en marche. Le temps est superbe.