Rassegna storica del Risorgimento

CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno <1934>   pagina <1041>
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/ diari di Re Carlo Alberto sui due viaggi in Sardegna 1041
EL DIARIO DEL SECONDO VIAGGIO (1843) IN DUE LETTERE DEL RE ALLA CONTESSA ROBILANT
Nuoro, U 13 Mai 1843.
Cesi uvee un bien grand regrct chère Connesse que j'ai appris que vous avez en plnsìenrs accès d'une forte fièvre; j'ai en de vos nouvelles par la Reine, par Victor, par un General, et encore par une antre personne que je vous donne à deviner; mais c'est bien triste, surtont lorsque l'on est si loin d'avoir des nouvelles anssi facheuses. J'aurais grande envie de vous faire une préohe pour vous engager àvous soigner davantage, à prendre plus de précautions. Je fais des souhaits de bien grand coenr pour vous retrouver parfaitement rétablie à mon retour.
Avant de vous parler de mon voyage permettez que je vous exprime ma si vìve reconnaissance pour Pantère! et tona les soins que vous n'avez cesse de prò-diguer à la Reine. Je ne puis assez vous dire tout que je sens à cet égard.
Notre iraversée n'a pas été des plus agréables le premier jour, je fus dans un piloyable état; mais je me repris le second jour; je visitai l'ile de la Madelaine, la population de S. Thérèse composée en majeure partie de réfugiés Corses, et après deux jours et trois nuits d'embarquement je débarquai à Terranova, ou du moins en face de ce village; car le magninone port fui comblé par les génois, dit-on, et il faut faire plusieurs milles en barque. Dans le méme lieu existait, ou au moins près de là une ancienne cité romaine qui a disparne comme tant d'autres Le Directeur du Muséc de Cagliari m'y atiendait, et y avait fait préparer des fouilles, il me remit qnelqnes morceaux fon intéressants. Je trouvai là le general Sardo, chef des Milices, qui in'a toujours accompagne depuis lors. J'y trouvai anssi trois chevaux que l'on m'avait achetés et qui sont beaux et bons. En sept heures de marche nous arrivàmes à la nuii à Tempio, ayant parcouru un pays d'une rare beante pitloresque, traversani les montagnes couvertes de rochers de granit et de foréts de chéne li ego. Les chevaux de bat sardes ne paraissent pas porter de grands poids. de plus c'est le temps où ila sont au veri, de sorte que ma suite sans parler des Miliciens qui se trouvaient par centaines, ctait de soixante et quinze chevaux, et de cinq boenfs sur les dos desquels on avait place les fardeux les plus lourds.
Je vis avee satisfaction que le pays que je parcourus pour aller à Tempio, était arrosé de plusieurs cours d'ean, ce qui mcttra à méme avec le tems d'en tirer un grand parti pour Pagriculturc. Depuis Tempio mon voyage est le méme que celui que j'ai fait dans Panne 1829. Je trouvai dans cette ville le General Boyl qui s'est rais pour le voyage à ma suite, ainsi que le ut à Ozieri Pécuyer Teulada (30). Ce qui me serait impossible de vous dépeìndre, chère Comtesse, c'est la joie, Penthousiasme, les démonstrations immenses que Pon fit partout sur mon passage: ab si vous enssiez pn les voir ces bona montagnards; je suis cenain que vous en auriex été alternine aux larrneft. Ce qiPil y a de bien consolani; pour moi, c*est
(30) Bar. Francesco Teulada di S. Giusto, secondo scudiero.