Rassegna storica del Risorgimento
CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEGNA (REGNO DI)
anno
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1934
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pagina
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1043
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/ diari di Re. Carlo Alberto sui due viaggi in Sardegna 104
Guss, le 23 Mai IH43.
Je ne pois assez vons dire, très ehcre Connesse, cornine je snis peiné dea noavelles que j'ai recnes de votre sante; ces fièvres soni vraiment terriblcs et snrtont bien crnelles pour qui vons est dévoué comme moi; je ne pulir assez vons conjurer de vons bien soigner; car les précautions soni très importantes dans de semblables souffrances; de si loin je ne puis que prier pour vous; mais au moins vous pouvez étre sfare que je le fais de grand coeur.
Je vous remercie de IMntérét, très: chère Connesse-, que vous avez bien vouiu prendre au nouveau malbeur survenu a ma pauvre mère; elle est grace à Dieu. m'assure-t-on, hors de danger; mais à son age que de conséquences immenees qu'une semblable disgràce peut avoir. Cesi bien douloureux, et mon pauvre Conile Barbaroux? (34). Ab vous eutes bien raison en pensant combien sa perte m'aurait affeetée. Ce fui un des plus beaux génies que notre pays aye produit, et un vrai modèle de vertus, de science et de sagesse; et jusqu'à l'alterati on de son esprit dans les derniers jonrs de sa vie fnt encore en lui une ver tu: car ce fut le désir de la perfection dans l'accomplissement de ses devoirs, porte à la dernière exhaltation; mais combien de malheurs en celie année... Nous pouvons nous rappéler de la Comète. En revanebe, très ehère Coni tesse, je vous dirai qne j'ai recn des ouver-tures in direct es relatives à Eugène... Je pense que vous devinez mon secret.
Depuis la dernière lettre que je vous écrìvis de Nuoro, je vis tìrer six dotes pour des jeunes fìllcs que cette ville donna en grace de mon arrivée. J'y vis ausai une course et un bai, où toutes les Dames s'étaient eostumées suivant l'usage des campagnes. Nous fimes une très longue marche pour arriver a -Séd0'; où je fus logé de manière à me rappéler ma campagne d'Espagne. Une autre marche nous Hi arriver à Pauli Latino, où je trouvai les archevéques de Cagliari et d'Oristano, le président de la Reale Udienza, et quelques gentilsbommes venus de Cagliari pour me voir; je n'en parlis le lendemain que vers midi pour donner le teinps à Ferdinand d'aller avec quelques uns de mes Messieurs voir le fameux bois de Milli s. dont Boy! habillé à la Sarde lui fit les bonneurs avec ses frères.
Je fis étape à Cagliari; où je logeai dans la maison du Marquis de la Pia-nargia; il y eut pendant la nuit un terrible orage, et le lendemain j'orrivai à Bosa; mais nous eùmes après Tres Nuraghés un orage de vent tellement furieux qne jamais de ma vie je n'en eus de semblable. Les chevaux voulaient tourner et l'ouragan fui tellement furieux, que par fois je fus obligé de me lenir aux crins de cheval pour ne pas étre jeté à terre. La mer était affreuse, aussi trouvàmos nous à notre arrivée quatre haiiraents dans le plus grand danger; deux napoli tains y vai en t été abandonnés par les équipagee. Je fis séjour dans còtte ville, où je fus recn comme partout avec rentbousiasme et toutes les démenstrations vraiment les plus tottebantes. Ea partout la cavalerie Miliciens m'escortant à plusieurs cen-taines de chevaux à la foia; les défilé à mon arrivée étaient de 800 et ménte plus de 800 chevaux. On me donna à Bosa une course, un tir à la Cìble; et le samedi malfai avant mon départ une tròa belle ubasse, où je n'aliai ponrtant point ayanl
(34) Barbaroux, conte Giuseppe, giù Guardasigilli di S. M. e incaricalo del portafoglio per gli affari ecclesiastici, di grazia e giustizia. Vedi su di lui nel mio Carlo Alberto inedito, cit-, passim.