Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno
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1934
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1052
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1052 Adolfo Colombo
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Sire
Ayant rcgu l'ordre de V. M. en audience da 15 ?bre de lai faire des rapporta delaillés sur l'état de la Sardaigne, je m'cmpreese d'obéir de mon mienx et de remplir cette honorable tacite.
Je conimencerai par un appergu general de l'état actael de la Sardaigne pour tlécottvrir, s'il est possible. les sources du malaise qui paralisent les intentions bienveillantes de V. M. et pouvoir y appliquer ensuite les remèdes nécessaire.
Les sollicitudes paternelles, qui ont marqué Pavénement au trone de V. M. pour la prosperile et le bonheur de la Sardaigne, doivent étre à jamais gravéee dans le coeur des peuples qui ont le bonheur de vous appartenir.
Panni les differentes lois, doni la haute sagesse de Y. M. a jugé à propos de doler le pays. celles qui concernent l'aniélioration du sort des prolétaires, la prosperité de l'agriculiure, l'encouragement de l'industrie, occupent certes le premier rang.
Tous ces bienfails. Sire* découlent cornine une cónseqnence nécessaire, de l'oeuvre géneureuse et magnanime de l'abolition des fiefs, qui est comme le piedestal sur lequel doit s'élever le grand édifice de la régéneration de la Sardaigne. V. M. a sans doute voulu, dans cette importante mesure, aviser aux moyens de reconquerir à l'agriculture des vasles étendues de terrain qui se trou-vaient incultes, diviser le sol aux cultivateurs, et multiplier ainsi les bras en aagmentant les produits, ce qui nécéssairement doit donner pour resultai dea nouvelles ressources et un essort à l'industrie nationale.
Pour obtenir cependant ce grand bat, il fant indispensablement que les habitans soient encouragés dans la culture des terrea par tous les moyens dont le Gouvernement peni disposer. L'interét est le ressort le plus puissant pour stimnler et aiguiser la perspicaci té indusirielle. C'est ce principe de vitalité, cette étincelle électrique qu'il fant communiquer aux Sardes.
Personne n'ignore que pour arriver à cet heureux résultat tous les legis-latem-3 ont eloigné avec beaucoup de soins, toutes les entraves qui s'opposaient au progrès de l'agriculture, base essentielle de tonte prosperité, de tonte civi-
lisalion.
0 a toujours reconnu par excmple, qu'un des plus grande obstacles à Panie-li orati on de l'agriculture sont les droits excessifs impose sur les machine et sur toutes sori.es d'instrumcns propres à faciliter la culture du sol et en augmenter le produit, cet obBtacle est d'un grand poids surtout en Sardaigne ou il faut tirer ces aorte de machine du continent et pajer par consequenl des frais considérables de iransport. Jc ne citerai ici à ce propos qu'un exemple frappant qui a eu lìeu tout ilernièrement. Une machine pour égrener le bled ture a couté a Turin 50 franca, les donane en Sardaigne Pont taxée à 70 franca pour droit d'entrò.
D'un autre coté il reste a dósirer des eucouragemens pour la facilitò des mar-chèa c'est à dire pour l'exportation dea denrées et autre produits du sol, dont la sartie de la Sardaigne est maintenant greve d'un droit asse?, fori en égard à la siluaiion du pays, et ce que est plus rcmarquable encore, c'est que l'importation de ce mémes denréea our le continent se tronve en outre surchargee d'impòte. Ce ialeme Sire, constitac un des empeebemons le plus forts pour la cirenlation des