Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno
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1934
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1053
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Le condizioni della Sardegna negli anni 1841-42, ecc.* 1053
marchandises d'une partie à l'autre dea domiines de V, M. et rend la Sardaigne, aufsi étrangère au Ptemont et à Genes qu'elle pouxrail Tetre à un état toutafait hors de sa subère eommerciale.
V. M. s'est propoée dans sa haute pénétration d'puyrir en Sardaigne les sources principale? de la richesse, qui consistent essentiellcmcnt dans l'exploitation de l'industrie agricole. Cependant les producteurs de tela capitaux doivent nature!-lement calculer la valeur de lenr fond, les frais du travail et les mettre en balance avec les produits. Or si ceux ci ne trouvent point de débauché, et si leur valeur ne couvre pah niènte les reprises, les productions seront naturelleinent découragés et débutés. Cette difficulté arrète l'élan du cultivateur et paralise les resultata que V. M. est en droit d'attcndre dee loia bienveillantes qu'EUe vient de donner à la Sardaigne. L'industrie agricole ne fera vraiment de progrès, que lorsque les Sarde verront que les différentes productions de l'agri culture, tei Ics que les bleds. les vins, les t'romages. les Iaines se pourront ètre écliangés avec profit.
Depuis bien longtems Fexpérience nous demontre que la population et la richesse d'un état, sont en rapport direct de son bien ètre de son commerce, de sa prosperile et de ses progrés. G'est alors seulement que les revenus des nuance de V. M. doivent s'accroitre en proportion, et quoiqne les droits à imposer soient assez modiqnes, toutefois comme ils seront repartis sur une spbère beaucoup plus étendue de production, cela uè pourra jamais empècher une augmentation progressive de capitaux. Par contre en frappant maintenant de droits très forts la proprietà foncière, les instrumens d'agriculture, les batimens rustiques et enfin toni ce qui tend à améliorer l'agricoltore, e'est voulojr étouffer à son berceau le germe de la prosperitè nationale, à la quelle V. M. a voué tous les soins les plus empressés et les plus éclairés. Je pourrai sontenir tout ce qui j'avance par une fonie d'exemples, d'ou il resulterait évidemment, que les proprietaires Sardes sont desormais rednits à la triste necessitò d'abattre lenra maison et à ne point cultiver leurs terres, car les frais de culture et les droits de tonte espèce, absorbent et dépassent mone les revenus, de sort qu'iL sont entièrement passifs. Si l'on défriebe une terre, si l'on piante un arbre, soudain on est cotisé pour une somme d'ìmpot plus forte. Par exemple pour un sinopie enclos que dans l'exercice de l'année dentière, avait été porte pour Ls. 7.10, cette année sans la moindre raison préalable, sans avoir inlroduit dans ce fond la moindre amélioration, il a été porte a Ls. 96.19.8.
Les ancien* feudaiaircs bien loin de regreter l'influénce que les fiefs leur donnait rivaliseraient de zèle avec l'autori té pour améliorer le sort de leur pays, s'ils fussent persuadés que les vues paternelles de V. M. sont ausai partagées par les agens du Gouvernement. Lea noble* seraient alors fìers de marcher à la téte du progrès ut de la civflisation et s'estimeraient heureux de donner à leur Souverain des nouvellea prenves de leur devuraent sans bornes.
Ces sentfrnena. Sire, ne se sont jamais démentis et la triste epoque de la revolution n'a servi qu'a leur en rendre un plus éclatant temoignage. Mais dans l'état aetnei des choses les prolétaires déplorent avec eux qu'on ne marche point droit au bui auquel tenderli, d'ailleurs les sages loia qui ont étéa publiées.
Ce ne sont pas seulement ces raoyens dircela et immediata de la prospérité de l'industrie agricole qui sont paraliséa, mais aussi malheurcsement toux ceux qui ont avec eux une eonnexité intime et inséparable. C'est une ebose reconnue que dans le pay* OH la proprieté n'est point garanti e, ou il n'y a point de sureté, la