Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1054>
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1054 Adolfo <?/<*(
richesse el la prosperile en soni bannies.; Ges éléniem de bouheur public manquent dans les étnts ou la réligion ne prospere point, et on l'adminisiraiion de Le justicc civile et criminelle est entravée par dcs abns, par la manvaise foi et souvenl mémc par l'arbìtraire et la corrnplion. L'arbitraire se fait particttlièremcnt remar-qner dans les obstarlcs insunnontablcs qn'on a opposés aux créanciers de la ville de Cagliari. Toutes les voies judiciaires et administratives on étés fermées ponr pouvoir obtenir le recouvremenl de leur créances. Il s'agii cependant d'argent dont la résiilution a été promise par la ville et assurée à plusieurs reprises par les Augustcs predécessenrs de V. M.
Le détti absolu de justice blesse d'autant plus, que tandis que les créanciers seraient disposés à fa ire des sacrifices considerables pour on arrangement a l'amiable, ili voient que la ville employe leur argent dans la fondation d'un thcathre, à des promenades et aulres dépenses ani sont bien loin d'étre d'un veritable intérét public.
Dans ce peu de lignes j'ai rei race, Sire, les veritables canses de l'abìme on malbeuresement la Sardaigne se tronve maintenant plongée. Ce qui est encore plus facheux et déchirant ponr les Sardes c'esl de connaitre l'amour paternel que V. M. leur porte, le zèle lequel V. M. travaille à leur bien ètre, et de voir en méme temps qn'on leur a méme intercepté la voie de faire pervenir au pied du trofie leurs bumbles supplicalions.
La conscìence ci le devoir de tout ben serviteur de V. M. exigent de ne point laisser ignorer à V. M. toutes ces canses de mécontentement. Les inalveillans chercbent avec leurs sourdes menées à les exploiter, et c'est avec l'accent de la plus vive doideur que je dois inforraer V. M. que méme parrai le bas peuple on entend continuellemcni des plainles el des espérances d'avenir qui sont bien loin que d'étre rassurantes pour la iranquillité du pays. Pour allumer le feu de la discorde et nourrir le mécontentement, il ne manque point d'émissaires que sous le masque bypoerite du bien public exaltent le bonheur de la Corse en faisant un tableau exageré sans doute des grande égards que le gouvernement francais use envers les habitans de celie ile en favori sani leur commerce, leur industrie, et surtout leurs rapporta frateruels avec les autres provinces de la France. Ce mauvais esprit tronve encore d'anlres amorces, on cite par exemple quelque recorapense arracbée à la munificence de V. M. en faveur de quelques personnages que durant leur sejour en Sardaigne, ne s'étaient guères captivès la bienveillance des liabitans, qui n'avait point travaille à leur bonheur. L'arme lemble du ridicnle et de la plaisan-ir-rie est mise en jeu ponr jeter de l'odienx sur le gouvernement, et méme sur la peraonne Auguste de V. M. On fait reiuarquer une cspèce d'indifferenee, sur toul re qui regarde le bien de la réligion : on cite la vacance de presqne tons les dioeeses. et Ica frequenies collisions entre les deux pouvoirs éclesiastique et civil, et on se plait à faire parade et à faire sonner bien haut rbumiliation dans laquelle sont tenucs les dignités de l'égliae, tandis qn'on fronde et ravalc tous les autres ministres de l'autel, panni lesquels il y en a inalheureusement de ceux dont la conduite n*eiil pas Irréprocbable sous tous les points. Tout cela, Sire, dans la coupable dessin de donner des inquietudes aux consciences thnorces, d'éloigner de plus en plus les personnes de bien da toute influente gouvernamentale, dans une epoque où l'in di ffer enee affaiblit dejà eminemment le sans mora1 et rouge le coeur de la eoeieté. Enfin le mécontentement acttf dans la reeborche de tout ce qui peut unire au Gouvernement passe en revue tous les employé et sourtout les plus marquans dans l'fldminietration militnire, civile et judkiaire, et l'on decouvre et censure tous