Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
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1934
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1055
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Le condizioni della Sardegna negli anni 1841-42, ecc.-, 1055
ics vìces de leur vie privéc et publique, ce qui leur fait perdre le respccl ci la con* sideration qui conlribuent si essenliellenient à la marche regulière du pouvoir.
Je ne dois point càcher à V. M. que bìen souvent les foriciionnaires baut placés ne rcunisfient pas toutes les qualités déshables, sur les rapporta de la naisance, de la fortune, et du t aleni, pour meriter la considerali on du public et la confi ance de la première classe de la société. Ce grave inconvenient etraine cornute de son propre poids le découu, la désunion, le désacord, enfin le manque de cet ensemble qui est le premier élemeni sur lcqucl doit se baser la Monarchie.
Bref : tous les hommes bien pensants, et les meilleurs sujets de V. M. ne sonpirent qu'après une reforme dans le personnel des éclesiastiques, après avoir cependant pourvu à la nomination des évéques, auprès le eboix de personnages qui remplissent dignement les premieres ebarges qui soni appelés à couvrir.
Cesi sans doute de l'beureux eboix des ebefs des différentes administrations qui doit naturcllement prendre sa Bouree une nouvellc organisation, de nouveaux réglemens pour l'instruclion et l'education de la jeunesse des deus sexes, une levée d'impóts plus juste et équitable, la protection due a l'agricolture et à tonte sorte d'industrie, l'introduction sortout de bonnes lois sur la douane, enfin des réglemens qui soient en armonie avec les lois si sages que V. M. a daigné promulguer dans la Royaume de Sarda igne.
Turin 4 8bre 1841 Charles de Villahermosa
n.
Sire
J'ai eu l'honneur de présenter à V. M. d'après son ordre exprès un premier rapport sur l'élai actnel de l'adminisiraiion de la Sardaigne et sur les causes générales du mécontentement que témoignent bcaucoup de sujets dévoués que V. M. compie dans ce Royaume.
La désafection ne saurait atteindre ceux qui onl le bonheur de connaitre en partienlier les intentions paternelles du Roi que la Providencc a donne à ses peu-ples comme un vrai pere; mais elle pourrait se répandre dans les classes infé-rieures qui souvent ne connaissent le Gouv. que par des mesures qui froissent leurs plus chers intérets.
A l'appui de ces vues générales et d'après les bienveillantes expressions que V. M. a daigné m'adresser le 25 d'octobre à l'cgard de mon premier mémoire, je me croia en devoir d'alleguer certains faits particuliers avec leur circonstances détaillées, qui soni de nature à fai re voir à V. M. que les plaintes générales doni j'ai cru pouvoir me rendrc Porgane ne soni pas dénuécs d'une solide fondement.
Creance du Rateo sur la ville de Cagliari,
Je eommencerai par exposer h V. M. cn peu de mots la conduitc qu'on a tenne à l'égard d'un nombre considerala d'individus et de corps moraux, invoglia de créances considérables sur la ville de Cagliari diles du Rateo.
Ces créances ont constamment été reconnucs comme ayaui une origine légi* lime et sacrée. Lea malheurs dea tems ont souvent fait rédnire le pajement des