Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno
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1934
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1057
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Le condizioni della Sardegna negli anni 1841-42, ecc., 1057
avantage de eatisfaire les créanciers et de donner un élan à l'industrie, car on
seraii obligé de cultiver eee terrains aujourd'hui en friche pour en avoir do profit.
Ce pian aurait besoin d'un assenliment amiable dea créancierB, mais j'ose
avancer à Y. M. qne je suìs persuade qu'ils l'accueilleraient avec reconnaissance.
Affaire des créanciers Montaleone.
Je passe maintenant à une autre affaire qui presente avec celle-ci qnelque analogie*
Les héritiers Montaleone soutenaient contro le fise royal de Sardaigne pour le mobilier de la Tonnara de Portopaglia un procès que l'on a fait durer trente ans. Après mille traverses l'impartialité des magistrats de V. M. a reconnu lenta droits par une sentence formelle. Le ministère Royale annonca alors a Turin que l'ordre de payer avait été expedié en Sardaigne. Cependant les autorités du Royaume sous différcns prélextes n'ont point encore pu se décider à executer ce paiement malgré les instances répétées des héritiers, qui l'attendent depuis trois ans. N'est.ce pas là se joner de la justice et meconnaitre entièrement les inlenti ons paternelles de V.M.?
Rigueur du Fise dans la poursuite de ses droits.
Ce retard est d'autant plus fàcheux tra'il présente un triste contraste avec l'éxigence qne le Gouv. met lui méme dans sa conduile envers ses débiteurs. Il ne leur accorde jamais ni grace ni sorsis; et il retient rigourensement les imé-reta éebus sur les cédules de la dette publique, appartenantes à des débiteurs du fise. Une pareille retenne s'éxécute sans que l'on en communique les motifs détail* lés à la panie ainsi traitée, et sans aucun avis préalable. On a maintenant recoura à la voie des tribunaux pour forcer l'administration à présénter les coraptes et expliquer les motifs des retennes exorbitantes que l'on se perni et sans le moindre management.
Mangile de considération chez les juges.
An reste quelle considération pourraient inspirer au simples particuliers les juges eux mémes ebargés de rendre an noni de V. M. la justice, quand les employés Bupérieurs montrenl à leur subordonnes une méfiance injurieuse, et les trai leni cornine dea gens sans conscience.
Le chef du Magistrat de la Royale Audience le 9 du moia de novembre a tenni les sale pour la formation des ferite pour les nomination aux places de juge du Consolai et d'Avocai fiscal de la Prélecture de Cagliari. Il ajouta; voglio che si facciano subito in questo seduta per non dar campo né alle seduzioni né alle cabale* Ainsi le chef du Magistrat suprème decloro aux membres du méme magi-slrai, qu'ils le croil capai)les de séduction et de cabale. Mais il y a plus, ce peraon-nage recommanda pour la place d'Avocai fiscal à la Prefecture, l'Avo cài .Gioito (qui fu nomine l'enne damiere secretaire de la délégation). Gomme plusieurs juges Ini répondirent qu'ils ne pouvaient point le raettre dans la terna pour catte place, parceqn'il avait dea concarena d'un pioti grand ménte, comptanl plus d'an-nées de aervice, il repliqna: he hien si vmis ne le metter point sur la terna je le ferai également nommer par le Roi,