Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1058>
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1058 Adolfo Colombo
Lorsqu'on òte au premier corps de l'étal la liberto de ses votea pour pro­pose* aux envplois selon la voix de In conscience, quelle considération lai laisse-t'on?
Vices de Vjidministration de Za just ice civile et crimirtelle.
On a introduit le deplorable usage d'or donnei- la mise en prison des eimples témoins qui devraieni étre exempts de toules charges quand'Ha remplissent con-scieneiensement le devoir sacre d'éclairer la justìce. Une simple récrimination de l'accuse principal suffit souvcnt pour fairc arréter et détenir ceux qui ont mis la justìce sur la voie de découvrir le crime. Et l'on a vn à S. Pancrazio de malheu-reux témoins parfaitement innocens retenus 14 mois en prison pour l'affaire de la grassazione de Sanlnri. Comment une pareille conduite ne fait elle pas regarder aux peuples les juges corame des oppresseurs et des ennemis, non comme les gar-diens et les défenseurs de l'ordre et de la paix publique?
L'ignorance et peut-étre souvent la venalità des juges subalternes, est une plaie profonde et envénimée de ce malheureux pays. Les premières procédures à l'occasion des délits sont si mal instruites, que les tribunaux supérieurs en soni sans cesse à faire recominencer et à revoir les instructions criminélles. Les pro­cédures s'éternisent, des malheareux doni Pinnocence est reconnue par le jnge-ment définitif ont languì dans des prisons malsaines.
Les procès criminels si mal conduits sont plmòt regardés par les peuples connne des malheurs individuels que comme une répression salntaire de crimes nuisible à la societé tonte entère.:
La justìce civile elle utènte a été conipliquée; du moins dans la pratique. D'interminables délais et defrais excessifs ruinent les plaideurs. Pour obtcnir Papprobation d'un contrai utile à une personne previlìgiée, comme un mineur ou une lemme, l'on dépensait deux ou irois écus, et l'on était expedié en 7 ou 8 jonrs. Maintenant la dépense va ordinai rement de 15 à 20 écus, et Fon vous traine de mois entiers, le juge locai envoyant les pièces à la Prefetture, celle autorité les renvojant successivement au premier juge et à 1*Avocai fiscal, avec d'interminables lenteurs et découtenses formalités à remplir dans la ebaine de ces circonstances.
Les juges mal payés pour se former illégalement un suplément à leurs salaires introduisent ces abus ruineux pour les plaideurs. On entasse des comparse pour arrìver à composer d'énormes volnmes d'actes judiciaires. La justìce gardienne des ratérèts privés est aitisi trasformée en un fléau ruineux.
Abus relatifs à l'ordre adminislmtif
Si de la justìce nous passons à l'ordre purément adminìstratìf, nous y retrou-vons de déplorables abus propres à motiver les réflexions pénibles que je me suis permis de aoumettxe à V. M. dans mon premier mémoire.
En abolissant les fiefa V. M. n eu en vue le soulagement de ses sujcts, Fame-lioration de la culture, et les développemens de la civilisation. Comment donc convevoìr que par le mode d'exécntlon de celle grande mesure on pale maintenant pour le compenso feudale le triple qu'on payait aux feodaiaires?
En effet le compenso susdìt a été reparti entre les diyerses localités du Royaume d'après un tableau forme par la Regia Delegazione. Les basca en sont