Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno
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1934
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1059
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Le condizioni della Sardegne, negli anni 1841-42, ecc., 1059
differentes dans presque torneò les localités. Dans quelqites unes on règie la répar-tition sor la yaleur des proprietéa, dans d'antres sur les prodoits, cependant par tout les charges soni exorbitantes.
Ainsi dans le village d'Ussana par exemple les taxes s'clevcnt à l'enorme proportion du 63 p. du revenu. Cette proportion n'est à ma connaissance etablie dans aucun pays de l'Europe.
Mais le plus grand mal est dans Li sons-répartition qne les conseils coni-munaux opèrent ensnite entre lea différens particuliers d'aprés des bases tont à fait arbitraires.
Ces conseils sont sonvenl fori mal composés, dans celui de Capoterra, par exemple, plusienrs membres sont des hommes qui se sont notoirement souillés du erime d'assassinai. Cesi ces conseils qui. iprocédent à des sons-repart.it ions arbitraires, favnrisant leurs partisans et lenrs amis, grévant outre mesnre les autres snivant des vue partiales et interessées. Il est extrèmement difficile d'obtenir justice contre les crians abus de ces répartitions. L'autorité snpérieure assalie de justes plaintes offre parfois d'envojer sur les lieux des commissions d'arpenleurs et d'experts pour revoir ces répartitions, mais ce remède ruineux est peut ètre offert pour trouver moyen d'imposer silence aox plaignans et pour etre anlorisé à faire retomber sur eux l'apparence du refus de justice. Ces commissions occa-sionnent des frais énormes qne l'on fait retomber à la ebarge de cenx qui étant lésés ont demandé réparation: ainsi pour se soustraire à une in justice, il faut se soumettre à un mal plus grave encore en payant aux prétendus réparateurs un prix exorbitant.
Mais les ordres lea plus bienveillans de V. M. resfént eux mémes sans éxé-cutìon. En abolissant les droits des féodataires le Roi voulait sans doute que le premier exemple de l'abandon des prérogatives onérenses parti de l'autorité la più baut place e. Malgrè cette auguste volonté, on continue à exiger en nature des veaux des communes de l'Ile, et les autorités de la Capitale se forment ainsi, conlrairement à la loi, des troupeaux dont l'existcnce excite l'indignaiion publique.
Mais si le gouvernement locai lèse ainsi des intérèts essentiels, les Sardes pourront-ils cbtenir quelque soulagement de ce tróne auguste vers lequel sont tournés leurs coeurs et leurs éspéronces? Hélas! leurs plaintes doivent nécessai-rement passer par le canal des personnes elles mémes qui ont priB les mesures dont on se plaint, et dont l'amour propre est engagé a lenir vollès les abus. Récourir à V. M. est donc représenté cornine une ressouree entièrement illusoire; sonvent méme e'est un moyen assuré de ruiner complétement l'affaire que l'on poursuit.
Je voudraifl dans ce rapport éviter toute personnalité et en eitant des faits positifs et incontestables m'abstenir des dénonciations qui frapponi directement sur les individua. Ainsi je me limite à citer un seni fait relatif a un corps que l'on a du investir de pouvoirs exlraordinaires et qui a mentre sonvent un esprit fàcheux.
Toutes les sentences prononeées par la Regia Delegazione sur les fiefs ont étc refoimées par le Conseil suprème de Sordaigne siegeant auprès de V. M. G'est là une preuve evidente des vices de co travail préliminaire qui on a du changer, non paB seulement dans quelques dótails, mais pour ainsi dire, dans son ensemble. Sans ce remède ealotaire le féodataires aur-aient été complétement ruinés. Ainai le M.ia de la Planargia qui jouissait notoirement d'une convenable aisance aurait