Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1060>
immagine non disponibile

idoìjù Colombo
été retimi par Ics cvaluations arbitraircs de la delegazione à n'avoir pina de dis-ponible, en deduisant ses ebarges aulbentiquctt, qu'un re verni de 4 livrea par an. Le rapporteur de celte affaire avait souvenl allegué pour justifier de parcils prò-cédés ceriains insiructions secrétés. Mais en plaidani devani le Conseil Suprème le M.is de la Planargia répondit avee energie à catte èirange argument, que dans un etat monarchique, aucun tribunal, aucun bureau, aucun personnage, ne peut donner des instructions secrètes contraires à la volontà expresse du Souveraùu Enfin malgré la pieté exemplaire et eclatante de V. M. sous les auspices de l'admi-nistration aeluelle, un esprit de fausse philosophie et d'irréligion se répand dans le royaume, et particulièremenl dans la jeunesse; plaie terrible qui menace de compromettre gravement l'avenir.
Les diocéses restent des années enticrea privés de leurs premiere pasteurs, circonstance déplorable dont la discipline du clergè se ressenl profondénient.
Les ihéalres sont souvenl plus fréqueutés que les egliscs, et l'autorité est insouciante à l'égard des précautions à prendre pour que les divertissemenB publics ne nuisent point à la frequeniaiion des cathéchisntes et des offiees divina. Qserai-je dire à V. M. que les plaintes de la Sardaigne ressemblent assez à celle qu'elle exalait sous le régne de Victor Ainedée III, et que Mimaut résumé fori bien aux pages 405 et suivanies de son bistoire. Ces plaintes, comme chacun sali, furent suivies d'événemcns fort triste* que le raémc anteur rapporto bientòt après. L'histoire cependant nous apprend que les mènies causes onl toujours produii les mémes effets. Mais le plus cher éspoir de vos fidèles sujets, Sire, repose sur les sentimens du coeur paternel de V. M. dont les sages résolutions prévicndront la fonnalion des orages qui pourraient menacer l'avenir.
Voeux de la Sardaigne
Que V. M. s'éclaire sur les faits, qu'elle s'assure par le canal de personnes sures et dévouées du véritable état des eboses en Sardaigne et sa tendresse pour ses peuples, sa crainte respectueuse de Dien qui lui en a confié le bonheur comme un dépòt sacre, lui inspireront assez ce qu'il y aura à faire.
Je peux sans doute me tromper en bien de eboses, mais en tracant ce tableau fidèle des malheurs de mon pays, je n'ai obéi qu'a un sentiment conscìenceux et aux ordres exprès de V. M. Mon plus ardent desir serait que V. M. fil controlér mes rapporta par des personnes investics de sa confiance, et chargées d'une mis-aion scerete pour aller sur les lieux memes recueillh* les faits necessaire pour éclairer la conscience du Roi. Au point oìi le mal est arrivò, avec la masse des peraonnea intéréssées à cScher les abus, il n'y a qu'une mission scerete de per­sonnes impariùdes, qui puisse faire arajver au pied du iròne la verité entière. C'est ce moyen que tous les Sardes appeHent de leurs voeux les plus ardena et qn'Us attendeni: de l'i népui salde bonté de Ieur Roi.
Turin 9 dicembre 1841.
Charles do Villahermosa
1060