Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
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1934
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1062 Adolfo Colombo
snpplée par des conventi ons privées dépourvues de tonte valeur legale. Ce système fnxstre le fise de ses droits légìLimes, et laisse un vaste cnamp à la mauvais foi et à la fraude, lorsqu'on se prévani d'ime nullité legale pour violer des enga-gemens prie de bornie foi.
Dans le nouvean système judiciaire on a era necessaire d'accroitre le nombre de jnges de la Royale Audience. En ménte temps on a diminué le nombre des canses qui étaient de lenr ressort, et cela dans la vue de donner de l'occupa-tion anx tribunaux de préfecture. Pour la mème raison on a diminué les canses qui étaient anciennement dn ressort des curie ordinare, et l'on a rédnit les moyens de subsistance des jnges de mandement, aa point que plnsienrs d'entre enx ne pouvant pas vivre bonnétement se voient forcés de se démeitre de leurs emplois. On a era aussi qu'en composant les -mandamenti de plusieurs villages, les jnges pourraient avoìr des émolumens suffisants, mais l'expérience nous démontre que les jnges n'ont pas de quoi vivre, et que les villages n'ont point d'adminis-tralion de justice.
Pour suppléer au raanque des juges on a nomine dans les villages qui en soni depourvus, des lieutenans, mais on a dù choisir pour ces petits emplois presque pas rétribuées, des personnes sans auenne responsabilité qui cherchent à se faire quelques ressources en vexant le public et en vendant la justice.
Qnant à la justice criminelle elle présente aussi un spectacle fort affligeant. J'en ai dejà parie dans mes précédens mémoires. Mais la déplorable affaire de l'exécution capitale des deux malbeureux Tolu, dont l'innocence est aujord'hui proclaméé, est faite pour produire une sensation de doulenreuse émotion.
De fanx temoins declaraient avoir vn les deux Tolu avec un certain Bolzano et le Recteur de Triei commetre un assassinai sur la personne d'un nommé Capece. Balzano arrété déclara qu'il s'était tronvé à dix heures de distances de l'endroit dn crime pour le service de la milice commandé avec d'antres mili-tiens et deux ebevaux légers pour opérer une arresta ti on.
Le Recteur de Triei prouva qu'il avait dit la messe dans sa paroisse de fort bonne heure le matin qui avait suivi la mort de Capece et qu'il y avait impossi-bilité materielle à ce qu'il ent participé au crime.
Ces circonstances établissaient clairement la fausseté de la déposition qui était l'unique preuve contee les Tolu.
Cependant on refusa de faire les démarches necessaires pour éclaircir cette oeuvre d'iniquité, on precipita le jugement des Tolu qui furent l'un et l'autre condamnés à mort et executés. On traina au contraire en longuenr l'affaire de Balzano qui aurait dn étre jugée en méme tema et qui aurait tont éclairci et on bussa mourir en prison ce malbeureux. Un aulre témoin dont celui ci avait invoqué le témoignage, a été tue d'un coup de fusil, à ce qu'il parai t, par cenx qui ont été impliqués dans le menrtre fauasement imputò aux Toln. Enfin l'on a dejà laissé mourir en prison deux autres témoin importane et un troisicme était tré* malade à la date des deraières nonvelles.
La erainte de la bohte qui pouvait rcjaillir sur les autorités qui avaient condnit cette malbeureuse affaire la fil assoupir. Quolquc l'on eut trouvé la trace dea vrais conpables on prefera les laisser impunis pour ne point altirer l'attention sur cette affaire, et encore aujourd'bui le Recteur de Triei si indignement calomnié, Iong-tems exilé de sa paroisse, n'a pu obtenir une réparation de l'atroce injure