Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1063>
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Le condizioni della Sardegna negli anni 1841-42, ecc., 1063"
qu'une imputation si calomniense avoit fait à sa réputation. A force de tergiver* sations les choses en sont venues à un point où. il sera très difficile qu'on puisse recueillir les preuves des véritables meurtiers.
Deux fois par an aux fèles de Noe! et de Paquea, le Vicc-Roi se rend avec l'Audience Royale en corps aux prisons et tous les prisonniers ont la faculté d'adresser au Vice-Roi leurs plaintes et leurs réclamations, on appelle cette céré-monie la Siziata. La demière fois que cette formalité a éte remplie, c'est à dire le mercredi saint. on a reconnu qu'un certain Tufo d'OrgosoIo était depuis pina de sept mois en prison au secret, et que par suite d'une étrange méprise on l'avait regardé comme prévenu de crime, tandis qu'il n'avait été arrété que contine temoin. Tonte la satisfaction qu'on lui a donnée a été de l'assurer qu'il serait esami né aussilol après Paques.
Un autre prisonnier se trouvait aussi en prison sans que l'on sut ni ponrquoi il avait été arcete, ni par ordre de quelle antorité il était détenu. L'Avocat fiscal se trouva si honteux de cette irrégularité, qu'il ne permit pas a ce prisonnier de se présenter avec les autres devant les autorités qui devaient les examiner. Et cependant l'approchc de cet examen solemnel avait un peu stimale les agens de la justice cximinelle qui durant deux semai ne s avaient tenue de fréquentes séances ponr expedier les cause? trop en retard, qui auraient rendu leur négligence trop apparente.
Pareillement une imputation déshonorante ayant été adressée au Prof. Siotto Pintor, on fit durer neuf grands mois la procedure, et l'on le retini aitisi sous le poids de la criante de l'infamie, tandis qu'à l'examen de son affaire un jugement solemnel prononca son absolution en le déchargeant de tous dépens.
Un autre affaire très fàcheuse et propre a jetter de la déconsideralion sur l'adminiatration de la justice, a été la marche salvie à l'occasion de l'assassinat du comandant de Tempio.
Ce crime qu'étaìt fait ponr produire imt- vive indignation, donna Ben à une procedure si mal conduite, que Fon debuta par arréter une personne qui au moment de l'assassinat se trouvait au théatre en compagnie du préfet et de juge de man-dement, c'était un neveu du respectable President Giua mori deraièrement. Par cette marche on a laissé aux vrais coupables le tems de faire disparaitre les indices qui auraient pn conduire sur leurs traces ou de disparaitre eux mèmes. On a publié ensnite un Pregane en date du 12 févrler, sans cn faire rapport ni en donner communication au magistrat de la Royale Audience. Par cette mesurc irrégulière on excite les membres de ce corps à voir avec apathie le resultai d'une recherche à laquelle ils ne prennent point part. Peut-étre méme quelques uns de ces magistrata, éprouvent'ils une scerete complaisance en voyani échouer des poursultes ai irré-gulieres. C'est par une pareiDe conduite que l'on provoque chez les fonctionnaires de i'ordre fudiciaire une indifférence et une négligence dont la marche des affaires se ressent d'une manière déplorable.
L'ordre administ ratif présente d'ausai crians abus que I'ordre judiciaìre. L'abo­lì tion du systéme féodal fut décrétée par un Souvefain bienfaisant dana la vue de diminner les charges du peuple et de le dclivrer de certaines vexations des agens des féodataires. Que dirait re monorque s'il savait que ses propres agens pressurent le pays de telle manière quo bien de populations regrettent omérement Ics féodataires?