Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1064>
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1064 Adoljo Colombo
D'aborri, arasi que j'ui déjà eu l'Iiuiincur d'exposer à V. M, la répariitlon in Compenso feudale a été opèrée d'apre de* base incettameli et arbitraires, qui ont porte sur eertainfi villnges et sor certains populations d'inlolérablcs fardcaux. Il en résulte que les localités ont à pajer des Fommes beauconp pini Cortes qne celles qui ont été recounues former rancieri revemi des féodaluires, d'apre les base adoplées pour indemniser ceux-ci. Aìnsi Pula se tronve payer pour le Compensa' feudale quatre cents livres sarde de plus qu'il ne recuit son ancien féodatairc. Ensuite le mode de celie répariilion a été lei, que les plus agravés n'oni pas pn savoir d'apre quela calcul et d'apre quelles basca on éiaii arrivò a leur assigner les quote exagérées doni ila se plaignaient. De la sorte il rìy a pas eu moyen d'obtcnir le redressement des lori que l'on avait aìnsi à supporter. De plus Ics proprietaires soni dans une inquiétudc contumelie, car tous les ans on se trouve dans de nouveaux embarras parcequ'on cliange pour chaque exercice les quote qn'on doii payer, et que ces changemens, fails caprieieusement, détrnisent tonte securìté pour l'avenir. II résulte de celle marche, entr'autres inconveniens celui fori remarquable, que si un propriétaire est industrieux et améliore ses proprielés. il augmcnie ses ebarges d'une manière indefinie. Une pareille perspective est faite pour arrèter tout esprit de perfectionnement et d'amélioralion, qui est pourlant ce que le gouvernement déclare constamment désirer de favoriser. Un fait qu'il est aisé de conslater monlre a quel point les choses soni poussées à cet égard. Le Comte Nieddu qui se trouve dans ce moment à Turin, a été laxé, il y a deux ans, a payer 92 écos Sardes pour une de ses propriétés de Pula. Dans le calcul qu'on avait établi pour fixer sa quote, une diminuiion de sa quote. Pourlant il n'en fut rien et on la porta à 97 écus, Sardes. Sur les plainte portées au Ministère il fut ordonné. que l'on auraii pas égard pour les maisons de campagne à leur valeur d'agrément. mais qu'on les estimerail seulement d'après ce qu'elles pourraienl valoir en commerce. Cette decisi on favorable au Comte Nieddu, qui se trouvaii dans ce cas, lui faisail attendre une déminuiion de sa quote. Pourlant il n'en fut rien et on la porta à 97 écus, Hans qu'il put en comprendre le motif ni obtenir le redressement de ce tort. La position de tous les autres proprieiaires est ìdentique à celle du Comie Nieddu.
Outre cela la plus grande panie des Esattori se conduisent de manière à exaspérer les contribuables. Les un dans de* vues criniinelles refuseni d'éxpedier des quittances régulières à ceux qui paicnt, et par suite de cet abus on a vu souvent redemander une seconde fois le paiement de ce qni avait dejà été acquine. D'autres sana se rendre ausai gravcmenl coupahles vexeul pourlant les populations en se rendant dans les diiférens villages pour operer Texaction à des intervalles tout à fait irréguliers sarts en avoir prévenu les comimuiauiés de manière à ce que ceux qui ont à payer t>e trouvant sana avis, soni souvent, absens ou ne sont point en mesure de a'acquitter. Aussitót on les soumel à des frais de compulsion qui augmentent lente ebarges d'un manière intolérable. De plus les conseils coni-munaux qui soni chargés de répartir l'impdt entre lea particuliers se rendent souvent coupables de ariani* uijualices. Tout le mond saii quelles sont les per-sonnes qui composent eoa conseils: on Ics tire ordinairemcnl de la classe la plus abjecte. Or ces constiti* pour faìre retombor le poids des contributions sur les proprietaires rcaidarit en ville* nomment pour avaluer les biens de chacun, dea individua mediabile* et tnalhonnètes qui prononcenl sans appel et reparlissent canrir/ietiseiJienl les Smpdts. Aìnsi à Pula les proprielés de chucun ont été evaluées