Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1065>
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Le condizioni della Sardegna negli anni ]841-42, ecc.* 1065
par des experts qui étaient un serruner. un charron et un gardicn de pourceaux. Ailleurs on n*cst gnéres mieti* tous les eomeils suivanl à peti près les mémes erremens.
L arbiiraire et la faveur soni souvent les gtiides de ces antorités de village. On ci te des localìtés, où plusieurs propri etaires ne sont pò hit portés au ròle des contributions. Ces personnes cependant sont coiisées à part par le conseil qui divise entre ses membres à leur profit particulier les sommes ainsi percues, tandis que le fardeau des ebarges publiques se repartit en entiers entre ceux des proprié­taires qui ont été compris dans la liste et qui paient ainsi plus que la portion qui serait légitemement à leur charge.
Je dois cependant ajouter que ce crians abus parati avoir excité la sollecitude de l'autorité, et que PIntendant de la province de Cagliari pratique dans ce moment mème des recherches pour arriver à constater cet abus et en prevenir le retour.
Panni les mesures qui ont répandu le mécontentement je dois faire une menti on particulière de nouvelles ebarges imposées à la Sardaigne relativement au labac. D'un coté on a mécontenté les consommatenrs en augmcnlant les prix de vente, en portant par exemple, à trente sous le prix de la qualité qui se vendait vingt, et à seize celui qui était à dix sous. De l'autre coté on a gène cette culture en apportant beaucoup d'entraves au détriinent de ceux qui s'y livrent. Ces nou­velles vexations se sont surtout fait sentir depuis que l'on a transporté à Cagliari la manifacture royale du tabac qui était à Sassari. Dejà il a été présente à cet égard de nombreuses requétes à V. M. Je n'insìsterai donc pas sur le sujet et je me bornerai à dire que les nombreuses vexations qu'ils ont à subir ont tellement dégouté un grand nombre d'agriculteurs que la production des feuilles de tabac a beaucoup diminué et que cette année il raanquera probablement une bonne parile de l'approvisionnemenl nécessaire aux fabriques.
Le resultai de ces désordres dans la justice et dans Padministration se fait sentir cruellement aux propriétaires dont les revenus se trouvent diminués à un point doni les personnes qui ne sont pas informées de ces tristes détails, ont peine à se faire une idée. Déjà la rigueur du système des douanes. le manque d'écou-lement pour les produits de l'agriculture, le défaut de marebes intérieurs ren-daient la condìtion des propriétaires fort peu désirable. Mais depuis que Paugmen-tation des impóts et des ebarges publiques, et surtout Parbitraire de leur r-épar-lition ainsi que les extorsions que j'ai signalées. sont encore venus aggraver leur sort, on peut dire que les revenus territoriaux ont presque chtierèment disparu.
Dans Pannée 1841 plusieurs propriétaires en arrétant leurs comptes se sont trouvée avoir dfi supporier de telles ebarges pour l'explotation de leurs biens et pour les contributions, que leurs terrea ne leur ont absolument rien rendu. Ce fait parai tra ìncroyable, il osi neamoins d'une stride ver ite, et on pourrait au besoin en donner le preuve en fournissant les comptes détaillés d'une proprieté con-
sidérable, et de plusieurs propriétaires.
Au reste un fait qui s'est passe à Cagliari ménte et qui est de tonte notoriété vieni à Pappai de cette asserti un. Le ebapitre de Cagliari avait acquis en verni d'une sentence de la Royale Audience un bien à Monte Orpino qui lui avait été adjugé pour une somme de dix sept mille et huil ceni livrea sarde. Cette valeur avait par conscqnent éte rigoureusement et jnrldiciairement constatée. Pourtant