Rassegna storica del Risorgimento
VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
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1934
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1066 Adolfo Colombo
voyant que cette possessìon ne pouvait presqae rien lai rendre et mcnacait mente de. lui coùier* il s'esi decide à la vendre pour nenf mille livrea et il a era faire én cela une bornie affaire.
Je ne croia rien esagérer en avancant que sor la generatile dn royaume les propriétés ont perda da trenti; aa quarante pour cent de la valeur capitale qui leur était attribuée il y a quelques années. Et encore la rareté des capitaux est telle que ceux qui seraient dans le cas de vendre ne peuvent à aucun prix trouver à s'en défaire.
Quelle secarité d'ailleurs peot-on avoir, quelle confiance dans l'avenir quand on voit comment on est parvenu à engager un Roi aussi pieux et sussi juste qne le nótre, à tolerer des actes faits en son uom qui constitueraient une infraction directe aux lois fondamentales dn pays. Et cependant par de simples dépéches ministeriellcs, sans suivre aucune des formalités préscrites par les lois da royaarae, oa a augmenté le donativo ce qui d'après nos institations ne doit se faire que par les plus graves motifs et en suivant une marche déterminée. L'on voit aussi la première autorité de l'ile s'emanciper des lois. Un décret de 23 novembre 1821 a assigné aa Vice-Roi des appointemeus convenables à son rang et à ses fonctions, et en méme tems il a abolì tons les autres émolumens de quelque nature qu'ils fassent. Dans les lois publiées en 1827 art. 277 cette abolition est méme plus explìcite. V M. en rachetant les fiefs a voulu aussi, sans doute, abolir toutes les préstations en nature. Cependant, la première autorité se fait arbitrairemeni fournir par les communes des veaux dont la viande est ensuite publiquement vendo e dans la cour da palais qui se trouve ainsi honteusement transfonné en une boucherie.
L'inéxécution des lois ainsi autorisée par des exemples partants de si Iiaut fonrnit ensuite un prétexte dans lotis les degrés inferieurs de la hiérarchie adnii-nistrative: et chaque autorité inférieure s'en prevaut dans sa sphère pour se per-mettre de pareils actes illéganx.
Les Sardes quand ils ont à souffrir quelque déni de justice oa quelques vexations des autorités locales avaient la cotnme de dirìger leurs espérances vers ce trone paternel d'où l'on s'attend toujours à voir émaner la justice. Mais depuis quelque tems cette ressource semble leur ètre enlcvée et un profond décou-ragement s*est emparé des esprils. En effet sur une requète envoyée à Turiu on ne suit plus d'autre marche que de consultar les autorités mèmes. dont on se plaint. Jamais en conséquence on ne peut espèrer le redressement des griefs le plus réels et le mieux fondés, car les agens subalternes s'irritent extrémement de tout recourfi au tróne et mulliplient leurs vexations contre ceux qui essaient une pareille ressource.
L'auteur de ce mémoire peut fournir par son propre exemple une triste preuve de cette verité. Deox gardes chmpètres à son service on été orrétés sans aucun moti! plausible. Il a ero en se plaignant avancer leur affaire. Au contraire on s'eat pia à lo faire traìner par un miséroble esprit de vexation, et ces mal* heureux depuis près de six roois, bangoisscnt cu prison sans que l'on alt pu heu-lement obtcnir de savoir ce que on leurs imputo et quei frivole prétexte on a donne à leur arrestalion.
Aussi rauteur de ce mémoire a-i-il déjà soumis a V. M. une requète pour demander que ces homraes fossent enfio jugés et punis si l'on trouvait quelque