Rassegna storica del Risorgimento

VILLAHERMOSA (DI) CARLO ; CARLO ALBERTO RE DI SARDEGNA ; SARDEG
anno <1934>   pagina <1067>
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Le condizioni della Sardegna negli anni 1841-42, ecc., 1067
ehose à lenr charge, ou indemnisés, comme il élail d'usage en Sardaigne, si lenr détentjon se trouvait étre injnste et arbitrai.
C est pareillement en vain que les personnes investies des créances incon-testables dites du Rateo, ont porte au pied du trono des instances réiterées. On persiste toujours à leur refuser tout moyen de faire valoir leurs droits, qu'on n'ose pourtant pas nier ouvertement tant ila sont clairs et éviden's.
Un deploratile resultai de tout ce que je viens de dire se voit dans un relà èhement de tous les liens sociaux. La sòcieté uè subsiste qu'en vertu de liens moraux qui nnissent entr'elles ses diifércntes elasses, or ces liens on semble prendre à teche de Ics délier. La noblesse est humiliée et abaissée dans toutes les occasione. L'absence de justice l'aii que les crimes se multiplient et s'augmentent, 1 on dirait que la societé elle mSme est menacée de dissolution.
Après avoir ainsi exposé une partie des manx de mon pays, js sens parfai-tement que je n'ai point la mission d'en recbercher les causes premières, ni d'en indiquer les remèdes. La sagesse de V. M. lui suggéiera le mojen de fermer les plaies doni il me suffit de constater l'existance. Je me permettrai cependant sur le personnel dea employés une reflexion qui n'est pas sans gravite.
On dirait à voir la marche suivie en Sardaigne qu'il y un parti pris d'écarter des affaires et de tonte influence les personnes appartenantes aux ancienes famìlles et qui on devrait attendre un dévouement héréditaire au tròne de V. M. Une fonie d'avocats et de bnralistes médiocres sana antécédens et sana consistance se sont persnadés qu'il lenr oppartenait de s'eriger en réformateurs de tous les anciens usages. Avec une insupportable arrogance ils se croient appelés à civiliser la Sar­daigne; et ila se conduisent de manière à sembler persuadés que la civilisation consiste tonte eniìère dans une destruction de tonte biérarchie sociale, dans l'abais-sement de la noblesse dévouée au trone, et dans la fréqnentation des cafés et des théatres.
L'opinion publique s'exprime hautement à cet egard en disant qu'aujourd'hui la Sardaigne est gouvernée par une coterie de Maiali. Ce n'est pas un sujet de plainie pour les Sardes que de recevoir dans leur ile pour les gouverner un certain nombre d'employés natifs des états de terrdferme du Roi. Un petit nombre de pareilles personnes bien choises pourrait mème ètre utile à la prosperile publique. Mais ce dont ils se plaignent c'est que souvent on destine pour la Sardaigne des sajets qui sont le rebut des employés. Un des ministres actuels de V. M. s'est servi lui méme d'une expression pareille en disant, bien qu'en déplorant cet a bus: roba di scarto dunque in Sardegna.
Les anciens nsages, la manière de penser des Sardes, et la dignité de la couronne, semblent exiger que le quatre premières grandes places de Royaume, c'eBt à dire, les chef de l'ordre militaire, de la justice, de Padministration et de minis-tère public, soient toujours choisia pormi les personnes qui à nn merite solido et reconnu, joignent un rang distingue qui ottìre sur leurs personnes une considé-ration qui ajonte toujours du lustre et de la force à Fautorité du gouvernement. Je n'irai pas plus loin, Sire, j'ai obéì oux ordres de V. M. et à un besoin impérieux de mon coeur en portant aux piede de son trfine des plaintes respectueuses sur Pelai de mon malheureux pays. Je sais que le coeur bienveillant et paternel de mon Souvcrain est anxieux de soulager les manx de cs sujets, doni il regarde le bien étre comme un objet sacre. Il ne m'appartieni ni d'indiquer un remède