Rassegna storica del Risorgimento

FABRIZI NICOLA
anno <1935>   pagina <495>
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L' attentato Orsini nei documenti e nella stampa del Belgio 495
est connu, c'est ce Mazzini qui tient tous les fila de la revolution euro-péenne. Il a eu ses raisons pour écrire l'apologie de l'assassinat politi-que. Il ensanglante périodiquement l'Italie, sane partager les périls que courent ses complices trop dociles à sa voix et à ses inspirations. On remarque avec douleur et avec effroi que c'est dans ce beau pays, pri-vilégié, du ciel sous tant de rapports, que se recrutent les assassine et les régicides, exécuteurs des hautes ceuvres de la revolution. Le for­fait du 14 décembre jettera dans la stupéfaction l'Europe entière, non nxoins que la France. Tout le monde comprend que ce n'est pas un bom-me, mais un principe qu'on a voulu atteindre. En précipitant la France dans les convulsions d'une crise anarchique, sous l'influence du crime et de la terreur, c'est l'ordre européen qu'on ébranle, c'est le repos et la sécurité de tous qui sont compromis. Notre pays est spécialement interesse à tout ce qui s'accomplit d'heureux ou de malbeureux en France. Gardons-nous, au milieu de noe querelles politiques, de perdre de vue ce redoutable voisinage.
Pendant l'année qui vient de s'écouler, la Belgique a été en proie à une fièvre violente. C'était un triste privilège pour elle que d'ètre le point de mire de l'attention generale. Les inquiétudes des conservateurs en Europe ont été proportionnées aux espérances de ceux qui rèvant un bouleversement universel, prétendent faire prévaloir les idées phi-losopbiques de leur secte en etouffant la catholicisme dans la boue. Ils ont jeté leur dévolu sur la Belgique, et Fon sait que, pour la bonte du pays, Mazzini y rencontre des admirateurs. Mazzini lui-mème a été mis en rapport avec nos ouvriers, à qui l'on a déjà demandé leur obole pour la bonne cause. Prenons-y garde. Notre sagesse n'est pas infail-lible; une nouvelle éclipse pourrait avoir des conséquences désastreu-Bes pour le pays. Hattacbons-nous, plus que jamais, à la loyauté et aux institutions nationales. N'envenimons point nos débats journa-liers en les poussant à outrance. Ne compromettons point l'intérét pu­blic dans un intérèt de parti. La machine gouvernamentale a recu une funeste secousse l'année dernière; n'en usons pas les ressorts délicats, et faisons en sorte qu'ils puissent reprendre un jour leur élasticité.
En Belgique, nous en sommes sùrs, il n'y aura qu'une voix pour maudire l'assassinat et dire anatbème aux assassins. Mais qu'on y fasse bien attention. Si l'on veut écbapper à la contagion de Fècole révolutionnaire qui enfante des crimes sous couleur politique, c'est sur le terrain des principes qu'il faut combattre cette secte impure. Or on travaille directement et fatalement pour elle lorsque l'on fait la guerre à la religions, lorqu'on rend systématiquement le clergé odieux aux