Rassegna storica del Risorgimento
FABRIZI NICOLA
anno
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1935
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pagina
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498
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Mario Battistini
avvenimento del 14, giacché è solo nei paesi nei quali il potere è in mano d'un solo che il regicidio apparisce frequentemente . A Le Journal de Bruxelles, portavoce del partito cattolico retrivo, e che accoglieva spesso la prosa di uno dei più fieri avversari dell'Italia, il francese Veuillot, UOhservateur di Bruxelles, che il 16 aveva protestato contro l'attentato non solamente in nome dei principi della morale universale, ma anche a nome dei principi politici che sono l'onore del nostro partito , rispondeva il 18 gennaio (n. 18) con un articolo, portante lo stesso titolo: Le Regicide:
L'attentai de la rue Lepelletier a produit une impression doulou-reuse et excité une vive indignation dans notre pays comme dans tous les pays civilisés. Cette insurrection sauvage contre les principes les plus sacrés de la morale, cette négation brutale des idées les plus gran-des de la société moderne, froissent la conscience humaine dans ce qu'elle a de plus intime et de plus noble. De tels forfaits sont une menace à la fois pour les Etats et pour les individus. La vie de l'homme, l'émana-tion la plus sublime de dieu, a des droits imprescriptibles dont la vio-lation est un sacrilège. L'impression provo quée par le crime du 14 jan-vier a et e étrangère à toute considération politique: toutes les opinions honnètes, quelque préférence politique que l'on ait, doivent se révol-ter en présence d'un fait qui est une tache pour la civiKsation de notre temps et une injure pour l'humanité. Si tei a été le sentiment general en Belgique, de mauvaises passions de parti n'ont cependant pu s'empè-cher d'éclater en cette circonstance. C'est avec une véritable aflliction que nous venons de parcourir un article dans lequel Porgane principal de la tbéocratie s'efforce odieusement d'exploiter, au profit d'intéréts ambitieux, la desolante nouvelle qui nous est arrivée de Paris. Le Journal de Bruxelles n'ose pas accuser ouvertement le libéralisme d'é-tre complice de l'attentat; après avoir rappelé la revolution du 24 fé-vrier, et avoir dit de cette revolution qu'elle renversa Louis-Philippe avec la complicité insensée des Hbéraux prétendument dynastiques il ajoute que cette complicité était non intentionnelle d'ailleurs . La calomnie n'ose pas se produrre au grand jour; mais elle est insinuée. On la formule plus loin avec non moins d'hypocrisie et d'astuce; on essaie d'établir un lien entre les tentatives criminelles des sectaires de Mazzini et le mouvement, qui eut lieu en Belgique au mois de mai 1857;