Rassegna storica del Risorgimento

FABRIZI NICOLA
anno <1935>   pagina <499>
immagine non disponibile

L' attentato Orsini nei documenti e nella stampa del Belgio 499
et 1 on recherete une origine commune de couspirations, d'assassine et d une manifestation toute nationale, d'un complot organisé contre la vie d un homme et d'un mouvement politique intérieur déterminé par une réaction théocratique, d'un coup làchement porte dans l'ombre et d'un mouvement politique se faisant au cri de: vive le roi! Cette prétendue origine commune, on la recherche dans un système, dans un mème principe, la baine de la religion et la destruction de toute autorité. La conclusion du Journal de Bruxelles est bien simple: pour donner des garanties à l'orare social, rassurer les tétes couronnées et protéger la vie des princes, il faut que le clergé catholique reprenne son empire dans notre pays, que les libéraux soient culbutés du pouvoir!
Ceux qui concoivent de pareilles pensées dans le delire de la pas-sion politique, oublient que le libéralisme qu'ils calomnient, a pour adversaires non moins implacables qu'eux-mèmee les disciples force-nés de Fècole du poignard; ile oublient que les thuriféraires de Mazzini luttent à coté d'eux contre nous, qu'ils sont, au fond leurs auxiliaires dans la grande guerre livrèe au libéralisme constitutionnel chez ces deux sceurs parlementaires, la Belgique et la Sardaigne. Ils perdent bien d'autres souvenirs encore, les imprudente ! Qui a fonde, après la disparition du monde antique, l'école du regicide et de l'assassinat poli­tique dans la société moderne ? En écrivant ces lignee, nous avons sous les yeux un petit volume riche d'enseignement en cette matière et dont nous nous bornons en ce moment à transcrire le titre signincatif : Les jésuites criminels de lèze-majesté dans la théorie et dans la pratique, Amsterdam 1760* Quelque jour, si la presse théocratique nous y force, nous compulserons et nous révélerons à la conscience publique ce livre accusateur, et nous en extrairone, comme de tant d'autres que le vanda­lismo clérical n'a pu détruire, les leeone données au monde par les théo-logiens et les casuistes des siècles passés. Est-ce l'école libérale qui a enseigné qu'il est j uste de tuer les rois impies ? Est-ce elle qui a suscité Jacques Qément et Ravaillac? Est-ce elle qui a créé, au moyen-àge, cette haute jurisdiction pontificale, tant regrettée par Mr. le baron de Ger-lache en 1852, qui déliait les peuples du serment de fidélité envers les prin­ces rebelles à la volonté de la cour romaine ? Est-ce elle qui a inventé le système des assassinate perpétrés en maeee sur des populations tout entières, ou commis froidment sur des individue dont la conscience religieuse n'était pas en harmonie absolue avec la doctrine de Rome ?
C'est parce que l'école libérale a fait luire en Europe le radieux flam-beau de la tolérance, parce qu'elle a adouci les caractères et policé les mceurs, parce qu'elle a triomphé du fanatismo politique, qu'aujourd'hui